La Bau­ge lit­té­rai­re et ses en-têtes. D’Aurélie Gua­ri­no à Joe Peck and beyond

Cel­les et ceux qui sui­vent le San­glier dans ses aven­tu­res lit­té­rai­res sont au cou­rant depuis long­temps, et cel­les et ceux qui tom­bent à l’improviste sur la Bau­ge lit­té­rai­re, en sui­vant un lien pro­po­sé par un réseau numé­ri­que ou un moteur de recher­che, ne peu­vent pas s’empêcher de le remar­quer aus­si­tôt : l’en-tête pro­po­sant des varia­tions sur le motif de la Bel­le Liseu­se.  Ce motif, mis à l’honneur par les pein­tres à tra­vers les siè­cles, s’est pra­ti­que­ment impo­sé quand, après un lan­ce­ment à la façon d’un bal­lon d’essai, j’ai cher­ché à conso­li­der le site et à lui don­ner un look, une ima­ge de mar­que, si vous vou­lez. Et quoi de mieux pour un site qui décli­ne l’érotisme sous tou­tes ses facet­tes qu’une bel­le fem­me nue en train de feuille­ter un livre ou de mani­pu­ler l’écran d’une liseu­se ?

Auré­lie Gua­ri­no

Une fois rete­nue l’idée de don­ner à la Bau­ge un thè­me visuel, je me suis vite ren­du comp­te de ce qu’il fal­lait aban­don­ner les réa­li­sa­tions exis­tan­tes et se tour­ner vers les artis­tes moder­nes pour trou­ver chaus­su­re à mon pied. C’est alors, en 2013, que j’ai com­men­cé à écu­mer la toi­le afin de dégo­ter un/e artis­te au sty­le qui me convien­ne et que j’ai fina­le­ment croi­sé Auré­lie Gua­ri­no, une jeu­ne des­si­na­tri­ce qui a ensui­te réa­li­sé la pre­miè­re illus­tra­tion, en octo­bre 2013 :

Aurélie Guarino : Nu couché - l'en-tête officiel de la Bauge littéraire
Auré­lie Gua­ri­no : Nu cou­ché – le pre­mier en-tête offi­ciel de la Bau­ge lit­té­rai­re

Mar Rodri­guez

Le des­sin d’Aurélie est res­té pen­dant pres­que deux ans le seul en-tête offi­ciel de la Bau­ge lit­té­rai­re. Puis, à for­ce de regar­der défi­ler des des­sins allé­chants dans la Time­li­ne des réseaux numé­ri­ques, l’idée de diver­si­fier la Bau­ge s’est peu à peu impo­sée. C’est en me bala­dant sur Goo­gle et les sites indi­qués à tra­vers les réseaux que j’ai décou­vert Fiverr, une sor­te de mar­ché vir­tuel où les ser­vi­ces les plus divers sont pro­po­sés à des prix abor­da­bles, entre autres des illus­tra­tions. Mar Bal­les­te­ros Rodri­guez, jeu­ne Madri­lè­ne, fut une des pre­miè­res artis­tes à répon­dre à mes mes­sa­ges, et elle est deve­nue, deux ans pres­que jour pour jour après Auré­lie, la deuxiè­me illus­tra­tri­ce à mar­quer de sa grif­fe la Bau­ge lit­té­rai­re :

Mar Ballesteros Rodri­guez : Nu allongé avec Kindle - En-tête de la Bauge littéraire
Mar Bal­les­te­ros Rodri­guez : Nu allon­gé avec Kind­le – En-tête de la Bau­ge lit­té­rai­re

Nhi To Phung

Une fois accro à Fiverr et fas­ci­né par la diver­si­té de ce qu’on peut y trou­ver, la pro­chai­ne com­man­de fut l’affaire de quel­ques jours. Cet­te fois-ci, je suis tom­bé sur une illus­tra­tri­ce viet­na­mien­ne, Nhi To Phung, à laquel­le j’ai don­né com­me seule contrain­te d’inclure une épée dans son illus­tra­tion. Il me sem­ble qu’il ne faut pas vrai­ment expli­quer aux afi­cio­na­dos du San­glier la valeur phal­li­que de cet­te arme ? Son des­sin est libre­ment ins­pi­ré du sty­le man­ga et les yeux déme­su­rés de la fille conti­nuent à me han­ter – au même point que ses seins qui lais­sent devi­ner une fraî­cheur sans pareille.

Nhi To Phung, En-tête pour la Bauge littéraire
Nhi To Phung, En-tête pour la Bau­ge lit­té­rai­re

E.T. Raven

C’est vers la même épo­que que j’ai décou­vert l’œuvre gra­phi­que d’E.T. Raven, un cou­ple d’auteurs et des­si­na­teurs qui venait de publier leur pre­miè­re BD, Ama­bi­lia, repris et édi­té depuis par Dyna­mi­te, la « mar­que cul » de La Musar­di­ne. Éloi­se et Tho­mas ont tel­le­ment appré­cié les mots que j’ai su trou­ver pour célé­brer la beau­té d’Ama­bi­lia qu’ils ont déci­dé de m’offrir une illus­tra­tion pour ma peti­te gale­rie d’en-têtes :

E.T. Raven, En-tete pour la Bauge littéraire
E.T. Raven, En-tete pour la Bau­ge lit­té­rai­re

Anto­nin Gal­lo

Un peu plus tard, j’ai ren­con­tré Anto­nin Gal­lo aka Mon­sieur To, un artis­te décou­vert à tra­vers les pho­tos pos­tées par E.T. Raven qui n’hésitent pas à ouvrir leur time­li­ne aux artis­tes qu’ils appré­cient. Voir ses des­sins et le contac­ter ne furent qu’un, et c’est à Anto­nin que revient l’honneur d’avoir contri­bué à la Bau­ge le pre­mier des­sin tout en cou­leur. Ce qui est quel­que peu iro­ni­que vu que, conscient d’une cer­tai­ne homo­gé­néi­té des illus­tra­tions pré­sen­tes, ce qui ne rend pas jus­ti­ce à la beau­té de la diver­si­té humai­ne, je lui avais deman­dé de des­si­ner une fem­me noi­re. Ce dont il s’est acquit­té avec une maî­tri­se que j’admire cha­que fois que le hasard conduit Word­Press à affi­cher l’en-tête d’Antonin au des­sus d’un de mes arti­cles.

Antonin Gallo, En-tête pour la Bauge littéraire
Anto­nin Gal­lo, En-tête pour la Bau­ge lit­té­rai­re.

Peti­te Bohè­me

Quel­ques mois plus tard – je viens d’ailleurs de me ren­dre comp­te que l’envie d’enrichir la déco­ra­tion de ma Bau­ge me vient sou­vent vers le début de l’automne, au mois d’octobre, com­me si je vou­lais pal­lier au man­que de cou­leurs qui se des­si­ne à l’horizon des mois d’hiver – mon atten­tion a été rete­nue par les des­sins d’une jeu­ne fem­me – Peti­te Bohè­me – des des­sins par­ta­gés – enco­re – par E.T. Raven. Ce qui s’explique sans dou­te, dans le cas de Peti­te Bohè­me, par une cer­tai­ne simi­la­ri­té dans leurs appro­ches artis­ti­ques res­pec­ti­ves. Un détail que j’apprécie énor­mé­ment dans les tra­vaux de Pau­li­ne aka Peti­te Bohè­me, c’est la tou­che de rou­ge vif qui fait briller le des­sin entier et, loin de détour­ner les yeux des sil­houet­tes de ses per­son­na­ges, accen­tue la poin­te de désir que Pau­li­ne sait y met­tre.

Petite Bohème, En-tete pour la Bauge littéraire
Peti­te Bohè­me, En-tete pour la Bau­ge lit­té­rai­re

Rira Renoir

La pro­chai­ne artis­te, croi­sée peu après et tou­jours grâ­ce à Éloï­se et Tho­mas, c’est Rita Renoir. Son pseu­do­ny­me lais­se faci­le­ment devi­ner le carac­tè­re éro­ti­que de son art, et elle fut la pre­miè­re à oser un peu d’indécence en pré­sen­tant sa liseu­se les cuis­ses gran­des ouver­tes, avec un livre qui prend la pla­ce du vagin. J’ai beau­coup appré­cié cet­te idée et sa réa­li­sa­tion tou­te en rete­nue mal­gré le carac­tè­re aus­si expli­ci­te du des­sin.

Rita Renoir, En-tête pour la Bauge littéraire
Rita Renoir, En-tête pour la Bau­ge lit­té­rai­re

Joe Peck

Le der­nier artis­te en date, Joe Peck, me fut révé­lé par un ami et confrè­re de lon­gue date, Nico­las Car­te­let, l’homme qui débus­que, à lon­gueur de jour­née, les artis­tes de l’indécence pour les dévoi­ler sur le comp­te Twit­ter de Dyna­mi­te, BD-adul­tes. Un comp­te que je conseille à tout ama­teur d’art éro­ti­que de sui­vre avec une atten­tion par­ti­cu­liè­re ! Joe est le pre­mier artis­te amé­ri­cain à contri­buer à la Bau­ge et je me suis lais­sé ins­pi­rer par le carac­tè­re ouver­te­ment por­no­gra­phi­que et décom­plexé de cer­tains de ses des­sins visi­bles sur sa page chez Devian­tArt. C’est pour cela que je lui ai deman­dé de lais­ser libre cours à son ins­pi­ra­tion et de sau­ter les obs­ta­cles de la pru­de­rie :

Joe Peck, Blissful in Pink
Joe Peck, Bliss­ful in Pink

Si vous aimez les en-têtes de la Bau­ge lit­té­rai­re et si jamais vous aviez besoin d’illustrations  pour un quel­con­que pro­jet – lit­té­rai­re ou autre – je ne peux que vous conseiller un ou une de ces artis­tes. Leurs des­sins res­pi­rent tous un éro­tis­me décom­plexé, éro­tis­me qui se décli­ne, expli­ci­te ou plu­tôt rete­nu, selon vos exi­gen­ces.

Mise à jour

On aurait pu s’en dou­ter, le San­glier, une fois lan­cé dans sa cour­se, ne s’arrête pas et com­me la faim vient en man­geant, c’est en croi­sant tous ces mer­veilleux artis­tes sur la Toi­le que l’envie de tra­vailler avec eux, de leur com­man­der d’autres illus­tra­tions pour déco­rer ma demeu­re, ne ces­se d’augmenter. C’est ain­si que d’autres noms vien­nent s’ajouter à cel­les et à ceux qui déjà ont contri­bué à embel­lir la Bau­ge lit­té­rai­re.

Mar Rodri­guez

La pre­miè­re com­man­de a été ins­pi­rée par la rédac­tion de l’article que vous êtes en train de lire, et plus pré­ci­sé­ment par le défi­lé des modè­les. Que de che­min par­cou­ru entre les débuts assez sages de ce que j’avais deman­dé à Auré­lie Gua­ri­no ou à Mar Rodri­guez et l’audace qui m’a fait deman­der à Joe Peck de me des­si­ner un modè­le en train de se fai­re plai­sir. Et si je deman­dais à d’autres d’imaginer les effets de la lec­tu­re sur leurs modè­les ? Par­ce que, après tout, un site qui affec­tion­ne de par­ler de lit­té­ra­tu­re éro­ti­que ne peut pas se per­met­tre de pas­ser à côté des effets de cet­te même lec­tu­re. Et com­me mes modè­les se pré­sen­tent depuis tou­jours dans le plus sim­ple des appa­reils, rien ne les empê­che de revi­vre à leur pro­pre comp­te les aven­tu­res dont elles venaient d’êtres les témoins pri­vi­lé­giés. Et quoi de plus natu­rel que de céder au désir mis en ébul­li­tion par des par­ties de jam­bes en l’air et de s’offrir quel­ques ins­tants de plai­sir soli­tai­re ? L’idée une fois for­mu­lée de deman­der aux artis­tes d’imaginer les effets de la lec­tu­re éro­ti­que, c’est avec Mar Rodri­guez que je me suis lan­cé dans ce nou­veau round. Et voi­ci la peti­te mer­veille qu’elle a ima­gi­née :

Mar Ballesteros Rodriguez, Les effets de la lecture érotique
Mar Bal­les­te­ros Rodri­guez, Les effets de la lec­tu­re éro­ti­que

Kurt Flei­scher

Je vais adres­ser cet­te pro­po­si­tion à d’autres enco­re, et j’ai hâte de savoir de quel­le façon ils ima­gi­ne­ront la sui­te à don­ner aux aven­tu­res à pei­ne enta­mées. Mais cela ne m’empêche pas de gar­der les yeux grands ouverts afin de fai­re des décou­ver­tes, et je peux tou­jours fai­re confian­ce aux com­mu­ni­ty mana­gers de chez BD-Adul­tes pour me met­tre entre les pat­tes une de ces beau­tés qu’on ne peut tout sim­ple­ment pas igno­rer. C’est ce qui s’est pro­duit il y a quel­ques semai­nes quand je suis tom­bé sur un tweet men­tion­nant un artis­te amé­ri­cain, Kurt Flei­scher. Très satis­fait de ma col­la­bo­ra­tion avec Joe Peck, je me suis dit que c’était le moyen pour confir­mer la voca­tion uni­ver­sel­le de la Bau­ge lit­té­rai­re. J’ai donc pris contact avec Kurt et voi­ci ce qu’il a ima­gi­né pour déco­rer la demeu­re de votre ser­vi­teur :

Kurt Fleischer, Beautiful Reader
Kurt Flei­scher, Beau­ti­ful Rea­der

SaraH con Hache

Déci­dé­ment, la pénin­su­le ibé­ri­que abri­te bien des tré­sors. Et je ne par­le pas ici de ses œuvres d’art, de ses vil­les, de ses cou­tu­mes, de ses pay­sa­ges et de ses pla­ges régu­liè­re­ment inves­ties par les tou­ris­tes. Non, je par­le plu­tôt de ses jeu­nes artis­tes effer­ves­cents qui brû­lent du désir de se fai­re connaî­tre et de mon­trer ce dont ils sont capa­bles. C’est ain­si que, quel­ques semai­nes à pei­ne après avoir pré­sen­té une nou­vel­le illus­tra­tion de Mar Rodri­guez, j’ai accueilli une de ses com­pa­trio­tes, la jeu­ne Sevil­la­na SaraH con Hache – SaraH avec un ache – une adep­te du sty­le pin-up qui vient diver­si­fier davan­ta­ge enco­re le fond d’en-têtes dont le San­glier aime déco­rer sa demeu­re.

SaraH con Hache, En-tête pour la Bauge littéraire
SaraH con Hache, En-tête pour la Bau­ge lit­té­rai­re

J’ai pris l’habitude de publier un arti­cle pour accom­pa­gner les nou­vel­les illus­tra­tions, et je vous invi­te à les consul­ter afin de vous fai­re une meilleu­re idée à pro­pos de l’artiste en ques­tion et des réflexions qu’il m’inspire :

Et dire que c’est main­te­nant seule­ment, à l’occasion de cet­te mise à jour, que je me rends comp­te que je n’ai jamais rien publié à pro­pos d’Aurélie Gua­ri­no qui a pour­tant eu l’honneur de contri­buer la pre­miè­re à la peti­te col­lec­tion que le San­glier expo­se avec une fier­té cer­tai­ne à cel­les et à ceux qui lui ren­dent visi­te ! Un oubli que je me dois de répa­rer au plus vite afin de ren­dre hon­neur à cet­te artis­te qui en plus a fait un bon bout de che­min depuis que je l’ai croi­sée, il y a qua­tre ans déjà. En atten­dant, je vous sou­hai­te de fai­re de bel­les décou­ver­tes ! Et si jamais vous avez besoin d’un des­sin ou d’une illus­tra­tion, vous sau­rez désor­mais où les trou­ver 🙂

PS : Com­me c’est vous, mes chers lec­teurs, je vous révè­le le nom de l’artiste à laquel­le je viens de com­man­der ma pro­chai­ne illus­tra­tion. Il s’agit de la des­si­na­tri­ce espa­gno­le SaraH con Hache, que vous pou­vez décou­vrir à tra­vers ses pages sur Face­book ou sur Patreon.

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