La Bauge lit­té­raire et ses en-têtes. D’Aurélie Gua­ri­no à Joe Peck and beyond

Celles et ceux qui suivent le San­glier dans ses aven­tures lit­té­raires sont au cou­rant depuis long­temps, et celles et ceux qui tombent à l’improviste sur la Bauge lit­té­raire, en sui­vant un lien pro­po­sé par un réseau numé­rique ou un moteur de recherche, ne peuvent pas s’empêcher de le remar­quer aus­si­tôt : l’en-tête pro­po­sant des varia­tions sur le motif de la Belle Liseuse.  Ce motif, mis à l’honneur par les peintres à tra­vers les siècles, s’est pra­ti­que­ment impo­sé quand, après un lan­ce­ment à la façon d’un bal­lon d’essai, j’ai cher­ché à conso­li­der le site et à lui don­ner un look, une image de marque, si vous vou­lez. Et quoi de mieux pour un site qui décline l’érotisme sous toutes ses facettes qu’une belle femme nue en train de feuille­ter un livre ou de mani­pu­ler l’écran d’une liseuse ?

Auré­lie Gua­ri­no

Une fois rete­nue l’idée de don­ner à la Bauge un thème visuel, je me suis vite ren­du compte de ce qu’il fal­lait aban­don­ner les réa­li­sa­tions exis­tantes et se tour­ner vers les artistes modernes pour trou­ver chaus­sure à mon pied. C’est alors, en 2013, que j’ai com­men­cé à écu­mer la toile afin de dégo­ter un/e artiste au style qui me convienne et que j’ai fina­le­ment croi­sé Auré­lie Gua­ri­no, une jeune des­si­na­trice qui a ensuite réa­li­sé la pre­mière illus­tra­tion, en octobre 2013 :

Aurélie Guarino : Nu couché - l'en-tête officiel de la Bauge littéraire
Auré­lie Gua­ri­no : Nu cou­ché – le pre­mier en-tête offi­ciel de la Bauge lit­té­raire

Mar Rodri­guez

Le des­sin d’Aurélie est res­té pen­dant presque deux ans le seul en-tête offi­ciel de la Bauge lit­té­raire. Puis, à force de regar­der défi­ler des des­sins allé­chants dans la Time­line des réseaux numé­riques, l’idée de diver­si­fier la Bauge s’est peu à peu impo­sée. C’est en me bala­dant sur Google et les sites indi­qués à tra­vers les réseaux que j’ai décou­vert Fiverr, une sorte de mar­ché vir­tuel où les ser­vices les plus divers sont pro­po­sés à des prix abor­dables, entre autres des illus­tra­tions. Mar Bal­les­te­ros Rodri­guez, jeune Madri­lène, fut une des pre­mières artistes à répondre à mes mes­sages, et elle est deve­nue, deux ans presque jour pour jour après Auré­lie, la deuxième illus­tra­trice à mar­quer de sa griffe la Bauge lit­té­raire :

Mar Ballesteros Rodri­guez : Nu allongé avec Kindle - En-tête de la Bauge littéraire
Mar Bal­les­te­ros Rodri­guez : Nu allon­gé avec Kindle – En-tête de la Bauge lit­té­raire

Nhi To Phung

Une fois accro à Fiverr et fas­ci­né par la diver­si­té de ce qu’on peut y trou­ver, la pro­chaine com­mande fut l’affaire de quelques jours. Cette fois-ci, je suis tom­bé sur une illus­tra­trice viet­na­mienne, Nhi To Phung, à laquelle j’ai don­né comme seule contrainte d’inclure une épée dans son illus­tra­tion. Il me semble qu’il ne faut pas vrai­ment expli­quer aux afi­cio­na­dos du San­glier la valeur phal­lique de cette arme ? Son des­sin est libre­ment ins­pi­ré du style man­ga et les yeux déme­su­rés de la fille conti­nuent à me han­ter – au même point que ses seins qui laissent devi­ner une fraî­cheur sans pareille.

Nhi To Phung, En-tête pour la Bauge littéraire
Nhi To Phung, En-tête pour la Bauge lit­té­raire

E.T. Raven

C’est vers la même époque que j’ai décou­vert l’œuvre gra­phique d’E.T. Raven, un couple d’auteurs et des­si­na­teurs qui venait de publier leur pre­mière BD, Ama­bi­lia, repris et édi­té depuis par Dyna­mite, la « marque cul » de La Musar­dine. Éloise et Tho­mas ont tel­le­ment appré­cié les mots que j’ai su trou­ver pour célé­brer la beau­té d’Ama­bi­lia qu’ils ont déci­dé de m’offrir une illus­tra­tion pour ma petite gale­rie d’en-têtes :

E.T. Raven, En-tete pour la Bauge littéraire
E.T. Raven, En-tete pour la Bauge lit­té­raire

Anto­nin Gal­lo

Un peu plus tard, j’ai ren­con­tré Anto­nin Gal­lo aka Mon­sieur To, un artiste décou­vert à tra­vers les pho­tos pos­tées par E.T. Raven qui n’hésitent pas à ouvrir leur time­line aux artistes qu’ils appré­cient. Voir ses des­sins et le contac­ter ne furent qu’un, et c’est à Anto­nin que revient l’honneur d’avoir contri­bué à la Bauge le pre­mier des­sin tout en cou­leur. Ce qui est quelque peu iro­nique vu que, conscient d’une cer­taine homo­gé­néi­té des illus­tra­tions pré­sentes, ce qui ne rend pas jus­tice à la beau­té de la diver­si­té humaine, je lui avais deman­dé de des­si­ner une femme noire. Ce dont il s’est acquit­té avec une maî­trise que j’admire chaque fois que le hasard conduit Word­Press à affi­cher l’en-tête d’Antonin au des­sus d’un de mes articles.

Antonin Gallo, En-tête pour la Bauge littéraire
Anto­nin Gal­lo, En-tête pour la Bauge lit­té­raire.

Petite Bohème

Quelques mois plus tard – je viens d’ailleurs de me rendre compte que l’envie d’enrichir la déco­ra­tion de ma Bauge me vient sou­vent vers le début de l’automne, au mois d’octobre, comme si je vou­lais pal­lier au manque de cou­leurs qui se des­sine à l’horizon des mois d’hiver – mon atten­tion a été rete­nue par les des­sins d’une jeune femme – Petite Bohème – des des­sins par­ta­gés – encore – par E.T. Raven. Ce qui s’explique sans doute, dans le cas de Petite Bohème, par une cer­taine simi­la­ri­té dans leurs approches artis­tiques res­pec­tives. Un détail que j’apprécie énor­mé­ment dans les tra­vaux de Pau­line aka Petite Bohème, c’est la touche de rouge vif qui fait briller le des­sin entier et, loin de détour­ner les yeux des sil­houettes de ses per­son­nages, accen­tue la pointe de désir que Pau­line sait y mettre.

Petite Bohème, En-tete pour la Bauge littéraire
Petite Bohème, En-tete pour la Bauge lit­té­raire

Rita Renoir

La pro­chaine artiste, croi­sée peu après et tou­jours grâce à Éloïse et Tho­mas, c’est Rita Renoir. Son pseu­do­nyme laisse faci­le­ment devi­ner le carac­tère éro­tique de son art, et elle fut la pre­mière à oser un peu d’indécence en pré­sen­tant sa liseuse les cuisses grandes ouvertes, avec un livre qui prend la place du vagin. J’ai beau­coup appré­cié cette idée et sa réa­li­sa­tion toute en rete­nue mal­gré le carac­tère aus­si expli­cite du des­sin.

Rita Renoir, En-tête pour la Bauge littéraire
Rita Renoir, En-tête pour la Bauge lit­té­raire

Joe Peck

Le der­nier artiste en date, Joe Peck, me fut révé­lé par un ami et confrère de longue date, Nico­las Car­te­let, l’homme qui débusque, à lon­gueur de jour­née, les artistes de l’indécence pour les dévoi­ler sur le compte Twit­ter de Dyna­mite, BD-adultes. Un compte que je conseille à tout ama­teur d’art éro­tique de suivre avec une atten­tion par­ti­cu­lière ! Joe est le pre­mier artiste amé­ri­cain à contri­buer à la Bauge et je me suis lais­sé ins­pi­rer par le carac­tère ouver­te­ment por­no­gra­phique et décom­plexé de cer­tains de ses des­sins visibles sur sa page chez Devian­tArt. C’est pour cela que je lui ai deman­dé de lais­ser libre cours à son ins­pi­ra­tion et de sau­ter les obs­tacles de la pru­de­rie :

Joe Peck, Blissful in Pink
Joe Peck, Bliss­ful in Pink

Si vous aimez les en-têtes de la Bauge lit­té­raire et si jamais vous aviez besoin d’illustrations  pour un quel­conque pro­jet – lit­té­raire ou autre – je ne peux que vous conseiller un ou une de ces artistes. Leurs des­sins res­pirent tous un éro­tisme décom­plexé, éro­tisme qui se décline, expli­cite ou plu­tôt rete­nu, selon vos exi­gences.

Mise à jour

On aurait pu s’en dou­ter, le San­glier, une fois lan­cé dans sa course, ne s’arrête pas et comme la faim vient en man­geant, c’est en croi­sant tous ces mer­veilleux artistes sur la Toile que l’envie de tra­vailler avec eux, de leur com­man­der d’autres illus­tra­tions pour déco­rer ma demeure, ne cesse d’augmenter. C’est ain­si que d’autres noms viennent s’ajouter à celles et à ceux qui déjà ont contri­bué à embel­lir la Bauge lit­té­raire.

Mar Rodri­guez

La pre­mière com­mande a été ins­pi­rée par la rédac­tion de l’article que vous êtes en train de lire, et plus pré­ci­sé­ment par le défi­lé des modèles. Que de che­min par­cou­ru entre les débuts assez sages de ce que j’avais deman­dé à Auré­lie Gua­ri­no ou à Mar Rodri­guez et l’audace qui m’a fait deman­der à Joe Peck de me des­si­ner un modèle en train de se faire plai­sir. Et si je deman­dais à d’autres d’imaginer les effets de la lec­ture sur leurs modèles ? Parce que, après tout, un site qui affec­tionne de par­ler de lit­té­ra­ture éro­tique ne peut pas se per­mettre de pas­ser à côté des effets de cette même lec­ture. Et comme mes modèles se pré­sentent depuis tou­jours dans le plus simple des appa­reils, rien ne les empêche de revivre à leur propre compte les aven­tures dont elles venaient d’êtres les témoins pri­vi­lé­giés. Et quoi de plus natu­rel que de céder au désir mis en ébul­li­tion par des par­ties de jambes en l’air et de s’offrir quelques ins­tants de plai­sir soli­taire ? L’idée une fois for­mu­lée de deman­der aux artistes d’imaginer les effets de la lec­ture éro­tique, c’est avec Mar Rodri­guez que je me suis lan­cé dans ce nou­veau round. Et voi­ci la petite mer­veille qu’elle a ima­gi­née :

Mar Ballesteros Rodriguez, Les effets de la lecture érotique
Mar Bal­les­te­ros Rodri­guez, Les effets de la lec­ture éro­tique

Kurt Flei­scher

Je vais adres­ser cette pro­po­si­tion à d’autres encore, et j’ai hâte de savoir de quelle façon ils ima­gi­ne­ront la suite à don­ner aux aven­tures à peine enta­mées. Mais cela ne m’empêche pas de gar­der les yeux grands ouverts afin de faire des décou­vertes, et je peux tou­jours faire confiance aux com­mu­ni­ty mana­gers de chez BD-Adultes pour me mettre entre les pattes une de ces beau­tés qu’on ne peut tout sim­ple­ment pas igno­rer. C’est ce qui s’est pro­duit il y a quelques semaines quand je suis tom­bé sur un tweet men­tion­nant un artiste amé­ri­cain, Kurt Flei­scher. Très satis­fait de ma col­la­bo­ra­tion avec Joe Peck, je me suis dit que c’était le moyen pour confir­mer la voca­tion uni­ver­selle de la Bauge lit­té­raire. J’ai donc pris contact avec Kurt et voi­ci ce qu’il a ima­gi­né pour déco­rer la demeure de votre ser­vi­teur :

Kurt Fleischer, Beautiful Reader
Kurt Flei­scher, Beau­ti­ful Rea­der

SaraH con Hache

Déci­dé­ment, la pénin­sule ibé­rique abrite bien des tré­sors. Et je ne parle pas ici de ses œuvres d’art, de ses villes, de ses cou­tumes, de ses pay­sages et de ses plages régu­liè­re­ment inves­ties par les tou­ristes. Non, je parle plu­tôt de ses jeunes artistes effer­ves­cents qui brûlent du désir de se faire connaître et de mon­trer ce dont ils sont capables. C’est ain­si que, quelques semaines à peine après avoir pré­sen­té une nou­velle illus­tra­tion de Mar Rodri­guez, j’ai accueilli une de ses com­pa­triotes, la jeune Sevil­la­na SaraH con Hache – SaraH avec un ache – une adepte du style pin-up qui vient diver­si­fier davan­tage encore le fond d’en-têtes dont le San­glier aime déco­rer sa demeure.

SaraH con Hache, En-tête pour la Bauge littéraire
SaraH con Hache, En-tête pour la Bauge lit­té­raire

Josep Giró

Et hop, on remet ça, en sau­tant d’un bout de la pénin­sule (Séville) à l’autre (Bar­ce­lone). Et c’est encore une fois grâce à Deviant Art que j’ai croi­sé cet illus­tra­teur et des­si­na­teur qui affirme haut et fort qu’il adore ce qu’il fait. J’ai rare­ment eu affaire à une per­sonne qui tel­le­ment res­pire la joie et la pas­sion pour son métier, joie et pas­sion qu’il fait ensuite entrer dans ses des­sins. Ce qui rend ceux-ci tout sim­ple­ment irré­sis­tibles. Reli­sez un peu l’article que je lui ai consa­cré pour voir d’autres exemples de son art. C’est épous­tou­flant !

Josep Giró, Reclining nude reading
Josep Giró, Recli­ning nude rea­ding

Josep Giró – une illus­tra­tion pour célé­brer l’été

J’ai déci­dé de célé­brer le cin­quième anni­ver­saire de mes Lec­tures esti­vales en offrant – à moi et à mes lec­teurs – un en-tête pour célé­brer les joies de l’été. La col­la­bo­ra­tion avec Josep Giró m’ayant lais­sé des sou­ve­nirs très favo­rables, je me suis tour­né vers cet illus­tra­teur de Bar­ce­lone pour lui confier cette tâche aus­si déli­cate que sen­suelle. Voyez par vous-même avec quelle verve Josep s’en est acquit­té :

Josep Giró, Summertime
Josep Giró, Sum­mer­time. Illus­tra­tion à l’occasion de la cin­quième édi­tion des Lec­tures esti­vales.

Bold­ly­fa­shion – un détail peu exploi­té du BDSM

Artiste croi­sé sur Deviant Art, Bold­ly­fa­shion m’a séduit par le sujet mis en avant dans ses des­sins – et ses quelques rares textes : La tonte. Celle-ci fait par­tie de l’univers BDSM, bien plus grand que ce que laissent ima­gi­ner les bataillons de sou­mises et de maîtres avec leur atti­rail typique de masques, fouets et autres usten­siles d’une joie toute en dou­leur.

Boldlyfashion, En-tête Bauge littéraire
Bold­ly­fa­shion, Les plai­sirs de la tonte.

Cheun­chin – Les charmes de la Ska­ter-Chic

Cheun­chin est un vrai pro du des­sin et de la com­mis­sion. Prise de contact, dis­cus­sion du sujet à exé­cu­ter, paie­ment, livrai­son – peu importe l’étape du tra­vail, ça roule ! Croi­sé sur Deviant Art (évi­dem­ment !), j’ai pro­fi­té de ce que cet artiste ori­gi­naire de Bang­kok pro­pose régu­liè­re­ment des com­mis­sions à des tarifs qui, vu sa ponc­tua­li­té et la qua­li­té de l’exécution, défient toute concur­rence. Cette fois-ci, je me suis lais­sé ten­ter par la légende qui entoure les ska­ter-chics de la côte cali­for­nienne, et Cheun­chin en a pro­fi­té pour mon­trer une de ses créa­tures superbes en plein soleil, éta­lée sur sa ser­viette après l’effort. L’été se pro­longe 🙂

Cheunchin, CoCo à la plage
Cheun­chin, CoCo à la plage.

Cheun­chin bis – Un Noël sous le sapin

Les en-têtes de la Bauge lit­té­raire illus­trent l’intention du site, à savoir de par­ler de l’érotisme en lit­té­ra­ture, le tout sur un mode plu­tôt enjoué, sans trop se prendre la tête, mais sans fausse modes­tie, non plus. Depuis, l’idée m’est venue de don­ner un petit flair sai­son­nal à ces illus­tra­tions, et de les faire chan­ger au gré des sai­sons et des évè­ne­ments. C’est ain­si que la Bauge s’est mise aux cou­leurs de l’été pour accom­pa­gner les Lec­tures esti­vales en affi­chant deux beau­tés de plages contri­buées par Josep Giró (cf. supra). Une fois par­tie dans cette direc­tion, et Noël étant la pro­chaine étape logique d’une telle démarche, voi­ci venu le temps de pré­sen­ter à mes chers lec­teurs une de mes belles liseuses en mode Fêtes de fin d’année. Et pour mieux pimen­ter l’ambiance fes­tive, j’ai deman­dé à Cheun­chin, artiste d’une nudi­té décom­plexée, de pré­sen­ter la jeune beau­té dans toute la splen­deur d’un corps dépour­vu de pilo­si­té, invi­tant les regards à la pro­me­nade.

Cheunchin,Bell sous le Sapin
Cheun­chin, Bell sous le Sapin

Bran­doch-Daha, Rachel Bloom

Depuis tou­jours (ben, ok, disons depuis que j’ai pris la peine de son­ger à une image de marque pour mon site…), la Bauge lit­té­raire réserve ses en-têtes à un sujet bien par­ti­cu­lier, à savoir une varia­tion sur celui de la Belle Liseuse, telle que Félix Val­lot­ton l’a immor­ta­li­sée dans cette pein­ture de 1924, La Lec­ture aban­don­née. Très récem­ment, j’ai pour­tant cédé à un caprice bien per­son­nel, à j’ai ouvert cet espace convoi­té à un por­trait de Rachel Bloom, déesse de la sen­sua­li­té que j’ai décou­verte il y a quelques mois, d’abord à tra­vers une chan­son d’anniversaire pour Ray Brad­bu­ry et ensuite son feuille­ton Cra­zy Ex-Girl­friend. Le des­sin, exé­cu­té par Bran­doch-Daha, des­si­na­teur génia­lis­sime, est le résul­tat d’un appel à illus­tra­tions, lan­cé sur un de mes sites pré­fé­rés, à savoir Deviant Art. Et pour une fois, le modèle, Rachel Bloom donc, n’est pas en train de lire, encore que son geste rap­pelle celui d’une per­sonne qui tien­drait un livre (pour­vu que celle-ci soit drô­le­ment atteinte de pres­by­tie, mais bon). J’avoue, cela ne colle pas tout à fait avec l’image de marque de la Bauge, mais com­ment – per­met­tez-moi de me répé­ter – com­ment résis­ter à une déesse telle que Rachel ? Si vous ne la connais­sez pas, je vous invite à suivre les liens que vous trou­ve­rez dans mes articles ou de lan­cer votre moteur de recherche pré­fé­ré. Quant à l’illustration elle-même, vous trou­ve­rez mon res­sen­ti dans l’article consa­cré à son auteur, Bran­doch-Daha, un artiste que je vous recom­mande très, très cha­leu­reu­se­ment !

Brandoch-Daha, Rachel Bloom (détail)
Bran­doch-Daha, Rachel Bloom (détail)

Josep Giró, Sum­mer­time 2018

Il y a des pas­sions qui te rongent, qui te tra­vaillent les entrailles, qui ont le pou­voir de t’enlever du milieu de tes acti­vi­tés, du cercle de tes amis, qui te font fer­mer les yeux pour t’emmener vers les hori­zons de tes rêves. Pour votre ser­vi­teur, c’est la pas­sion de l’été, la vision d’une plage écra­sée par le soleil, avec quelques para­sols plan­tés çà et là, et où les regards hésitent entre le spec­tacle inces­sant des vagues cares­sant le sable, l’horizon bru­meux où le bleu du ciel se fond dans celui de l’océan et les courbes d’une plan­tu­reuse beau­té lar­ge­ment dénu­dée ayant élu domi­cile à quelques mètres de ta ser­viette.

Et par­fois, on a le bon­heur de tom­ber sur une per­sonne capable de s’inspirer de cette pas­sion au point de pou­voir la cou­ler dans une com­po­si­tion de cou­leurs tel­le­ment puis­sant que le regard, inca­pable de se sous­traire aux charmes d’une sirène d’autant plus envoû­tante qu’elle est pri­vée de son chant, ne peut s’en arra­cher, au point de plon­ger et de som­brer dans les vagues. Josep Giró, des­si­na­teur cata­lan que la Bauge lit­té­raire a déjà pu accueillir à plu­sieurs reprises, fait déci­dé­ment par­tie de ces hap­py few, et les lec­teurs de la Bauge sont bien pla­cés pour le savoir, après ses contri­bu­tions ayant illus­tré la sai­son 2017 des Lec­tures esti­vales. Pour la sai­son 2018, on a opté pour une nou­velle pers­pec­tive afin d’inviter mieux encore vous à la contem­pla­tion, à la plon­gée et à la – noyade. Après tout, com­ment pré­tendre croi­ser une sirène sans prendre le risque de s’exposer à de tels dan­gers ? Avant de céder à la ten­ta­tion, je vous invite pour­tant – même si je com­prends qu’il est dif­fi­cile de détour­ner les yeux de l’insouciante beau­té – à contem­pler le spec­tacle des rayons qui font miroi­ter l’eau et qui la font rayon­ner de toute la joie de vivre un été à la plage.

Joesp Giró, Summertime 2018
Joesp Giró, Sum­mer­time 2018

Éric Mal­terre, Chatte(s)

J’adore les artistes qui, avant de se lan­cer dans un pro­jet, passent par le site afin de mieux com­prendre ce que je cherche, afin de mieux s’intégrer dans l’environnement que j’ai créé pour accueillir les textes et les lec­teurs. Éric Mal­terre, récem­ment croi­sé sur Deviant Art, en fait déci­dé­ment par­tie, la preuve voi­ci par l’en-tête qu’il vient de m’envoyer et qui s’affichera très bien­tôt dans la Bauge lit­té­raire. Éric, non content de s’en tenir au sujet impo­sé à tous les contri­bu­teurs – la Belle Liseuse – a pris le temps de se fami­lia­ri­ser avec le site et les pré­fé­rences de son hôte et a fini par concoc­ter un des­sin qui non seule­ment rend hon­neur à une de mes pas­sions – la mer et les vacances – mais qui, en dotant la pro­ta­go­niste de quelques attri­buts félins, fait un joli clin d’œil à un de mes romans.

Autre par­ti­cu­la­ri­té à men­tion­ner : Contrai­re­ment à tous les autres contri­bu­teurs, le des­sin n’est pas une créa­tion ori­gi­nale numé­rique. Celui, après avoir exé­cu­té au crayon, a été scan­né, et l’artiste a tiré de cet ensemble (plus vaste) l’en-tête qui accom­pagne ce texte. Afin de pal­lier aux effets de dis­tor­sions, Éric a dû chan­ger la com­po­si­tion, en élar­gis­sant les murs à droite et à gauche du modèle. Per­son­nel­le­ment, je trouve l’effet assez sai­sis­sant, sur­tout à tra­vers le contraste entre la peau sati­née de la femme et la struc­ture rugueuse du cré­pi. Pour voir le des­sin ori­gi­nal, ren­dez-vous dans l’article consa­cré à Éric Mal­terre.

Éric Malterre, Chatte(s)
Éric Mal­terre, Chatte(s)

Liens

J’ai pris l’habitude de publier un article pour accom­pa­gner les nou­velles illus­tra­tions, et je vous invite à les consul­ter afin de vous faire une meilleure idée à pro­pos de l’artiste en ques­tion et des réflexions qu’il m’inspire :

Et dire que c’est main­te­nant seule­ment, à l’occasion de cette mise à jour, que je me rends compte que je n’ai jamais rien publié à pro­pos d’Aurélie Gua­ri­no qui a pour­tant eu l’honneur de contri­buer la pre­mière à la petite col­lec­tion que le San­glier expose avec une fier­té cer­taine à celles et à ceux qui lui rendent visite ! Un oubli que je me dois de répa­rer au plus vite afin de rendre hon­neur à cette artiste qui en plus a fait un bon bout de che­min depuis que je l’ai croi­sée, il y a quatre ans déjà. En atten­dant, je vous sou­haite de faire de belles décou­vertes ! Et si jamais vous avez besoin d’un des­sin ou d’une illus­tra­tion, vous sau­rez désor­mais où les trou­ver 🙂

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