Vio­lette Anthé­mis – une star­lette aus­si ban­dante que lou­foque

Quand on n’a plus rien à perdre, on se lâche et on fonce. Ensuite, on ter­mine la course en s’é­cra­sant contre le pre­mier mur venu. Cela pour­rait être la fin de l’his­toire, sauf que cer­tains, quand les dieux leur font vrai­ment la gri­mace, finissent par poker un San­glier en train de pai­si­ble­ment som­no­ler au fond de son repaire, en proie à des rêves aus­si humides que pas­sion­nants. Et tant pis si la bête aus­si brus­que­ment réveillée décide ensuite de se sai­sir de son cla­vier… C’est ce qui vient d’ar­ri­ver à cer­tains Dead Men (et Women) qui ont eu la glo­rieuse idée de parier au mal­heur en inven­tant un per­son­nage des plus débri­dés – per­son­nage sur lequel ensuite ils de déchaînent en lâchant un tsu­na­mi de fan­tasmes de plus en plus impro­bables et de plus en plus vio­lents. J’ai nom­mé Vio­lette Anthé­mis, une jeune femme au phy­sique superbe qui sert de cible aux dards empoi­son­nés d’une bande de Deads de tous genres dans l’es­poir d’at­ti­rer le cha­land :

Vio­lette Anthé­mis a été ima­gi­née pour com­bler une période dif­fi­cile et ren­trer de quoi évi­ter de perdre de l’argent. 1)Qu’est-il adve­nu de Vio­lette Anthé­mis ?

Miss Edith Oswald incarnant Violette Anthémis pour la couverture de Bondage.
Miss Edith Oswald incar­nant Vio­lette Anthé­mis pour la cou­ver­ture de Bon­dage.

À l’op­po­sé de la plu­part des héroïnes, Vio­lette Anthé­mis à un visage et – détail plus impor­tant encore dans le milieu dont nous par­lons – un corps. Celui de Miss Edith Oswald que vous pou­vez décou­vrir non seule­ment sur les cou­ver­tures et les pages du site qui lui sont consa­crées, mais aus­si à l’in­té­rieur des textes, dans un état qui ne laisse plus de ques­tions quant aux détails d’une ana­to­mie des plus déli­cieuses.

Com­ment ai-je croi­sé la route d’une créa­ture aus­si allé­chante ? Ques­tion de détail, peut-être, que je vais quand même abor­der ici, parce qu’elle me per­met de sou­li­gner l’im­por­tance du côté visuel du monde de Vio­lette Anthé­mis :  Je suis tom­bé sur celle-ci – et sur la bande des décé­dés lou­foques, ses pères et mères spi­ri­tuels – en par­cou­rant, une fois de plus, les tré­sors de Deviant Art. Oui, je ne vais pas vous le cacher, je suis accro à ce site et à (presque) tout ce qu’on peut y trou­ver en se lais­sant empor­ter par le cou­rant des mots-clé et des recherches. Moi, en géné­ral, c’est en tapant « nude woman » dans les caté­go­ries Tra­di­tio­nal Art – Dra­wings. Lec­teur assi­du, tu es au cou­rant de toutes les décou­vertes qui ont lar­ge­ment contri­bué au décor de la Bauge ; lec­teur novice ou occa­sion­nel, je t’in­vite à cli­quer sur un des liens pour te lan­cer dans une expé­di­tion des plus pro­met­teuses !

Mais reve­nons à notre Vio­lette ! Je reste admi­ra­tif devant l’i­dée des Deads de se ser­vir d’une belle femme peu farouche pour lan­cer une série lit­té­raire – et pour se faire des couilles en or, comme dirait l’a­mi Zar­ca ! Après tout, des mil­lions de pro­duc­teurs de films de cul ont déjà eu cette excel­lente idée – qui a donc fait ses preuves depuis belle lurette. Et, droits dans leurs bottes, les Deads ont pris le corps de la Miss comme point de départ pour tis­ser des his­toires que rien ne réunit sauf les charmes de la belle – et une approche tota­le­ment décom­plexée de l’é­ro­tisme. Qu’ils n’hé­sitent pas à tour­ner au ridi­cule et au gro­tesque, selon l’hu­meur de celle ou de celui qui met sa plume au ser­vice du col­lec­tif et de ses besoins pécu­niaires.

Ima­gi­nez un peu une Vio­lette dans le rôle d’un agent secret, sur­prise par un enne­mi déci­dé à tout et qui n’hé­site pas à lui tirer des­sus pen­dant qu’elle se pro­mène dans le plus simple appa­reil. En train de chè­re­ment défendre sa peau, quelle n’est pas sa sur­prise quand, cou­chée sur le ventre et les fesses à l’air, offrant une vue des plus splen­dides, elle sur­prend une langue en train de pro­fi­ter de l’in­dé­cence de sa posi­tion ? Et com­ment ne pas admi­rer l’exem­pla­ri­té d’un jeune homme – puceau – qu’on entend pro­cla­mer :

« Si je dois mou­rir aujourd’­hui, je veux au moins avoir léché un cul ! » 2)Vio­lette Anthé­mis, That Pee­ping Tom epi­sode, chap. 9

Ima­gine-t-on atti­tude plus louable face à une mort cer­taine ? Et pour­quoi se pri­ver de ces ultimes délices quand l’agent en ques­tion n’hé­site pas à expo­ser ses fesses à des assauts aus­si déli­cieux ? Plus tard, on appren­dra la mort du jeune homme qui, avant de pas­ser l’arme à gauche, a eu l’oc­ca­sion de tirer un der­nier – et pre­mier – coup. Ce qui donne l’oc­ca­sion à Vio­lette de lui com­po­ser une épi­taphe qui a au moins le mérite de faire mar­rer les lec­teurs :

« Mais ce qui lui man­quait en taille, il le com­pen­sait en briè­ve­té. » 3)Vio­lette Anthé­mis, That Pee­ping Tom epi­sode, chap. 11

Pen­dant une année entière4)Consultez le plan du site pour trou­ver une liste des publi­ca­tions !, les Deads se sont lâchés en ima­gi­nant Vio­lette dans toutes les situa­tions – et toutes les posi­tions – ima­gi­nables, offrant les textes dans une ver­sion gra­tuite – rien que le texte – ou payante et illus­trée par des images d’une Vio­lette en train de se désha­biller. Une Vio­lette qui – visi­ble­ment – adore dépan­ner les ima­gi­na­tions défaillantes. Un modèle de busi­ness aus­si géné­reux que malin auquel on sou­haite un énorme suc­cès. Et qui a fonc­tion­né au rythme d’un texte par mois, plus quelques autres pour célé­brer des évé­ne­ments comme la Saint-Valen­tin ou Hal­lo­ween, pro­pices aux ima­gi­na­tions débri­dées de l’é­quipe des Décé­dés.

Mal­heu­reu­se­ment, le San­glier est arri­vé trop tard pour plei­ne­ment pro­fi­ter des charmes de Vio­lette Anthé­mis. La col­la­bo­ra­tion entre Miss Edith Oswald et les Deads ayant pris fin, la gale­rie secrète qui lui avait été consa­crée n’existe plus, et la fonc­tion­na­li­té qui ser­vait à « inci­ter Vio­lette à se désha­biller un peu plus » (à tra­vers un lien conte­nu dans les textes) est tout sim­ple­ment HS. C’est dom­mage, mais M. Gor­bat­chev le disait avant moi : « La vie punit ceux qui viennent en retard », et je n’ai donc qu’à me prendre à moi-même si je suis pri­vé des charmes d’une femme aus­si attrayante que la Miss qui, pen­dant un an, a incar­né une créa­ture des plus ado­rables dans la mul­ti­tude des rôles qu’elle était appe­lé à incar­ner.

À vous, chers lec­teurs, de pro­fi­ter de l’u­ni­vers de Vio­lette Anthé­mis. Et peut-être qu’on ver­ra s’ou­vrir cette bou­tique qu’on nous pro­met depuis des mois et où seraient pro­po­sés ces textes illus­trés – en ver­sion Chee­se­cake – que, pour l’ins­tant, on y cherche en vain. En atten­dant, des lec­teurs, sub­ju­gués par un per­son­nage aus­si miro­bo­lant, ont rele­vé le pari de conti­nuer la saga et ont à leur tour com­po­sé des textes pour célé­brer les fastes de Vio­lette. Mer­ci à l’é­quipe des Deads de les rendre dis­po­nibles sur le site !

Une remarque avant de conclure : Comme vous l’a­vez vu, il n’y a plus eu de nou­velles publi­ca­tions dans la série des Vio­lette Anthé­mis depuis le mois de décembre 2015. Ailleurs sur leur blog, dans un article daté du 5 juillet 2016, on apprend que l’as­so­cia­tion avec Miss Edith Oswald a pris fin, et que les Deads sont à la recherche d’une « nou­velle Vio­lette Anthé­mis ». Il sem­ble­rait que cette reprise a fina­le­ment été annu­lée (pour les rai­sons invo­quées, cf. l’article du 27 février 2017), mais j’en retiens sur­tout que l’é­quipe – ou cer­tains de ses membres, au moins – a fini par trou­ver un inté­rêt autre que pécu­niaire dans la che­vau­chée débri­dée des aven­tures de Vio­lette. Et quelques mois plus tard, on lit sur le même blog que non seule­ment les Deads ont trou­vé une nou­velle Vio­lette (une Juliette, au fait), mais que celle-ci, en proie à ses propres vel­léi­tés lit­té­raires, a rédi­gé « une nou­velle gri­voise » qui serait depuis en train d’être retra­vaillée pour conti­nuer la tra­di­tion des Vio­lette Anthé­mis ! Une nou­velle qui, même si elle date du mois de mai, me rem­plit de plai­sir et me rend fou d’es­poir de pou­voir m’embarquer dans une nou­velle expé­di­tion. Une expé­di­tion en com­pa­gnie d’une femme dont on nous dit le plus grand bien, à pro­pos de « sa mau­vaise foi, [de] son mau­vais esprit et [de] ses deux nichons. »

Références   [ + ]

1.Qu’est-il adve­nu de Vio­lette Anthé­mis ?
2.Vio­lette Anthé­mis, That Pee­ping Tom epi­sode, chap. 9
3.Vio­lette Anthé­mis, That Pee­ping Tom epi­sode, chap. 11
4.Consultez le plan du site pour trou­ver une liste des publi­ca­tions !