Les chee­se­cakes sont arri­vés – Petit retour sur Vio­lette Anthémis

Violette Anthémis incarnée par Miss Edith Oswald
Vio­lette Anthé­mis – invi­ta­tion à la débauche ! Pho­to par Dead-men et Miss Edith Oswald, pla­cée sous licence CC BY-NC-SA 4.0

Il y a à peine quelques jours, je vous ai par­lé de Vio­lette Anthé­mis et des aven­tures de cette garce aus­si ban­dante qu’im­pro­bable, de cette femme qui sert d’é­cran pour y pro­je­ter tous les fan­tasmes. Des fan­tasmes qu’elle pro­voque autant qu’elle les des­sert, avec une joie non feinte – une joie qui pour­tant n’est par­fois que le masque de la plus mau­vaise foi du monde. À moins tou­te­fois que cette mau­vaise foi ne soit à cher­cher du côté des auteurs ?

Créa­ture d’une bande de Morts, Vio­lette a, comme vous le savez, été incar­née par Miss Edith Oswald, dans une col­la­bo­ra­tion des plus réus­sies, et le fait de pou­voir col­ler un visage et un corps sur les mots et les lettres qui s’af­fichent sur l’é­cran n’en­lève rien à la puis­sance des fan­tasmes engen­drés par la lec­ture – bien au contraire !

Dans mon pre­mier article, j’ai expri­mé un vif regret d’être arri­vé en retard, d’a­voir raté le temps où Vio­lette se pré­sen­tait sous toutes les cou­tures, où elle se ser­vait de ses charmes pour rendre tout sim­ple­ment irré­sis­tible une lec­ture déjà fran­che­ment ban­dante et où elle accom­pa­gnait de ses bati­fo­lages les frasques impro­bables que son phy­sique ins­pi­rait jus­qu’aux Morts. Et bien, quelle ne fut pas ma sur­prise quand, lors d’une de mes visites nos­tal­giques sur le site des Deads, j’y ai décou­vert la bou­tique avec un stock tout frais et tout ruti­lant de ces fameuses édi­tions « chee­se­cake » qui y atten­daient le cha­land, ces mêmes ver­sions aug­men­tées dont on n’ar­rê­tait pas de me pro­mettre des miracles et où je pour­rais enfin retrou­ver la belle avec son minois tel­le­ment ravis­sant d’in­no­cence délu­rée qu’il me fait sys­té­ma­ti­que­ment perdre rai­son, au point que les cor­dons de ma bourse se délient pra­ti­que­ment tout seul – et je dis ça en ayant sous les yeux une pho­to met­tant en valeur les seins de Vio­lette, d’une opu­lence qu’il n’est pour­tant pas facile d’i­gno­rer ! Le moyen de voir ça et de ne pas céder à la ten­ta­tion ? Me voi­là donc, pour la somme très modique de 1,50 €, pro­prié­taire de la nou­velle inti­tu­lée Fon­de­ment cor­po­ra­tiste, achat concré­ti­sé par l’en­voi de deux (!) fichiers, un EPUB avec le texte et un archive ZIP avec plein de pho­tos de la belle en train d’illus­trer un pas­sage du texte en ques­tion en se met­tant tout dou­ce­ment dans le plus simple des appareils.

À lire :
Cheunchin - L'érotisme décomplexé
La bannière des Morts : Dead men's tales
La ban­nière des Morts : Dead men’s tales

Inutile de vous dire que, depuis la publi­ca­tion de mon pre­mier article consa­cré à Vio­lette Anthé­mis, j’ai péné­tré plus loin dans son uni­vers, et les frasques de l’héroïne m’ont plus d’une fois fait écla­ter de rire (je conseille tout par­ti­cu­liè­re­ment les deux nou­velles Cow­girl et Space Ran­ger pour s’en convaincre). Par­fois, c’est à se deman­der s’il n’y aurait pas une sorte de com­pé­ti­tion au sein du col­lec­tif d’au­teurs pour savoir qui trou­ve­rait le moyen le plus impro­bable, le plus lou­foque, pour se débar­ras­ser de l’héroïne qui, plus d’une fois, y tire une der­nière révé­rence, les cuisses grandes ouvertes et les ori­fices débor­dants de liquides, un der­nier sou­pir expi­rant sur des lèvres désor­mais irré­mé­dia­ble­ment ser­rées. À moins que ce soit à son par­te­naire de tirer cette révé­rence, en même temps qu’un der­nier coup. Ah, fatale Vio­lette ! Mais com­ment attendre autre chose de celles et de ceux qui ont choi­si de se pava­ner sous la ban­nière des Morts ?

Avec la dis­po­ni­bi­li­té des édi­tions Chee­se­cake, l’u­ni­vers de Vio­lette Anthé­mis est de nou­veau entier. Pour­quoi donc attendre pour en pro­fi­ter ? Riche d’une expé­rience de plu­sieurs décen­nies de lec­tures éro­tiques, je vous assure que la for­mule pro­po­sée par les Morts est une des plus avan­ta­geuses qui puisse se trou­ver. Un éro­tisme des plus effré­nés, mar­qué au fer rouge d’une ima­gi­na­tion sau­vage, le tout cou­ron­né par un ridi­cule qui, contrai­re­ment à ce que l’on pré­tend, tue avec la pré­ci­sion d’une lame affû­tée, avec en bande sonore un rire irré­sis­tible – jaune par­fois, franc tou­jours – qui emporte le tout – auteurs, lec­teurs, per­son­nages, pré­ten­tions – dans un mael­ström irré­sis­tible ? Qui dit mieux ? Pour ma part, je compte être sous peu le pro­prié­taire com­blé de l’in­té­grale des Vio­lette Anthé­mis.