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Jon Black­fox, Les incen­diai­res

Voici donc le texte qui, de par la force brute des paroles de Jon Blackfox, vient d'illuminer mon été. Plus chaud que le soleil qui fait bouillir l'asphalte et craquer le bois des pins, plus lancinant que la pluie des étoiles du mois d'août, plus tranchant que la foudre qui éventre l'obscurité de sa lame incandescente les nuits d'orage. Une aventure, une cavale, condensée dans un texte qui devrait servir de drapeau à une jeunesse qui, assoiffée de passion, en a marre d'entendre radoter les vieux, marre de voir s'agiter les promesses des lendemains qui chantent, et qui, pas contente de s'en prendre aux clichés et aux mirages, fait éclater la déco à coups de balles avant de foutre le feu à l'univers qui, dorénavant, se consume en consommant l'union de deux - incendiaires.

Rarement un texte aura été mieux nommé que celui de Jon Blackfox, Les incendiaires. Le feu, fidèle compagnon, tentation toujours prête à se réveiller au premier coup de briquet, leur tient compagnie de la première page jusqu'à la dernière, et la route que descendent Candice et Ayden les guide vers la combustion dans une promesse d'illumination - passagère certes, mais totale et irréversible.

Culbutés par le néant qui s'agite au fond de leurs entrailles, Candice et Ayden commencent par jouer avec le feu et libèrent un démon dont la puissance tout simplement les balaye. Prise de panique face à la destruction qu'ils ont appelée sans avoir été prêts, leur fuite prend des accents épiques nourris par une attention remarquable aux détails de la destruction qui s'opère :

La clim’ était sur le point de rendre l’âme. Le ventilateur ne charriait plus que de l’air brûlant. Les plastiques, ces espèces de joints dégueulasses bouffés par le temps et les intempéries, commençaient à fondre. Et le moteur, ce putain de moteur au bruit de locomotive, Ayden se demandait jusqu'où il serait capable de les conduire avant d’exploser sous l’effet de la chaleur.

Cette fuite tout doucement se transforme en voyage initiatique, un voyage nourri de mort, gratuite, et de sexe, besoin toujours près de se changer en violence, épanchement de sèves servant à noyer la peur et à exalter la vie, minuscule étincelle qui brille face aux démons qui promettent de s'en nourrir pour consumer l'univers.

La cavale de Candice et d'Ayden, sorte de coming of age renversé et sans issue, puise une bonne partie de sa force dans le courant souterrain des grands mythes de l'Europe. Et cela ne s'arrête pas à la banalité du souvenir de Phaéton, fils du Soleil mort foudroyé pour avoir perdu le contrôle du char solaire qui, dans sa course effrénée, menaçait de réduire le monde en cendres. Jon Blackfox emmène ses lecteurs vers d'autres contrées, et celui qui ne l'aurait pas encore compris en déchiffrant les noms des protagonistes n'a qu'à relire, dans le deuxième chapitre, l'épisode hallucinant du fast food, clin d’œil à la scène d'ouverture de Pulp Fiction et à la discussion des deux tueurs à propos de la nomenclature des restaurants Mac Donald's en France par rapport à celle des États-Unis. Dans le texte de Jon Blackfox, c'est Ayden qui s'interroge (lui-même et la servante en même temps) à propos des deux variétés de Big Mac et qui, dans une digression remarquable, passe par les atomistes grecs pour arriver à la question du choix, question qui, elle, donnerait la définition de la vie :

Tant que l’on peut faire des choix […] eh bien nous vivons. Mais quand on n’a plus de choix… ou que l’on abandonne sa capacité à choisir… ou que l’on est allé au bout de ses choix, qu’est-ce qu’il se passe ?

Comment ne pas suivre le fil rouge (en disant bonjour à Ariane, nièce du dieu solaire) tendu par le narrateur pour sortir du labyrinthe des allusions et descendre à la rencontre du célèbre holocauste, la reine mythique de Carthage, l'éclatante Didon (candida Dido dans la langue de Virgile), reine et femme à laquelle l'Aeneas moderne, arrivé au bout de son périple, tendrait enfin la main pour se hisser avec elle au bûcher après avoir lâché le paternel, jeté en pâture aux flammes qui allaient consumer l'ancien monde, se libérant par ce geste du poids du passé et  en même temps de celui de l'avenir :

Sur le point d'être pris au piège par le tourbillon incendiaire, Ayden et Candice se tenaient tous deux par la main, ils avaient aussi peur l’un que l’autre.

Jon Blackfox vient de signer, avec Les Incendiaires, un roman d'une rare intensité, porté par des personnages aux dimensions légendaires, aussi fascinants que l'univers que, à travers leur cavale, ils révèlent aux lecteurs. Partager cette aventure, ne fût-ce que pendant les quelques instants de la lecture, est un bonheur aussi rare qu'inattendu.

 

Les incendiaires Couverture du livre Les incendiaires
Culissime
Jon Blackfox
Fiction
Ska Éditions
2 November 2015
71

Ils sont les « Bonny and Clyde » du sexe torride et de la pyromanie... No limit, no futur... L’errance des deux jeunes gens, leur refus des limites ont un furieux goût de jouissance désespérée : leur fin passe par tous les excès, sur un tempo vibratoire d’un riff de rock désespéré. Une nouvelle érotique dans la grande tradition du genre.

Extrait

"Candice sortit de la cabine ; la lumière artificielle dérapait sur la texture poisseuse de sa peau. Elle lui piqua la clope d’entre les doigts, regard incendiaire, moue éthérique, et se dirigea vers les vasques. Ayden la retourna sans qu’elle ait le temps de se laver les mains. Ayden monta les fesses de Candice sur le plan de toilette, lui retirant son pantalon dans une série de coups secs et fourra son visage entre ses cuisses. Une petite bise tout d’abord..."

Lec­tu­res esti­va­les 2015 – Les titres

La liste de mes Lectures estivales commence tout doucement à se remplir, et je prévois quelques belles escapades pour rythmer mes séjours à la plage ou au bord de la piscine. Mais six textes sont loin d'être assez pour remplir l'été d'une bête aussi vorace que le Sanglier Littéraire, quelques titres supplémentaires seraient donc les bienvenus. Si alors, chère lectrice, cher lecteur, vous connaissez des romans ou des nouvelles regorgeant de soleil, de chaleur et de sexe, n'hésitez surtout pas à venir me voir avec vos propositions. Je suis sûr qu'on finira par trouver quelque chose pour occuper les longues semaines de l'été.

Un petit rappel : Je cherche des textes dédiés à l'été, au soleil, à la chaleur torride, au farniente, à l'amour - sur la plage ou à l'ombre des pins - aux escapades en tous genres, aux aventures qui seraient autant de parenthèses dans le quotidien. Des textes pleins de soleil et gorgés des sèves de l'amour, des textes qui font bouillonner le sang et la cyprine 🙂

Et si je ne dédaigne pas les grandes maisons, ce sont quand même les petits éditeurs qui me tiennent à cœur, voire les auteurs auto-édités, un vaste champ où j'ai déjà pu déterrer de véritables trésors comme p.ex. Fin de vacances, une ravissante nouvelle de Raphaëlle Cazzo, un des points forts de la première édition de mes Lectures estivales.

Et n'oubliez pas, les textes retenus auront droit, après lecture, à leur petit coin dans la Bauge littéraire...

Patricia Nandes, Macadam GarriguePatricia Nandes, Macadam Garrigues

« Je te laisse tout, enfin tout ce que j’avais, le bar, ma vieille Clio et la maison familiale. Tu verras, Lioux est un petit coin de paradis, tu t’imagines même pas comme la vie peut y être belle ! Occupe-toi des filles , Max, qu’on reste une famille jusqu’au bout. »

De l'asphalte marseillais à l'arrière-pays provençal, le parcours de quatre fleurs de bitume et d’un écrivain en panne d’inspiration, lequel hérite d'un vieux mas dans le Lubéron.

Ensemble, ils décident de tout plaquer pour le rénover et d'en faire une maison d’hôtes un peu particulière...
Angélique Fontaine, Toute une semaineAngélique Fontaine, Toute une semaine

Un couple passe une semaine de vacances dans un hôtel cinq étoiles sur une île paradisiaque. Chaque jour révèle son lot d’expériences sensuelles et libertines…
Marie Laurent, Le Maître de jetMarie Laurent, Le Maître de jet

Le Maître de jet de Marie Laurent se déroule pendant les vendanges. Un nouveau maître de chai arrive sur la propriété tenue par deux sœurs qui ont le feu aux fesses. Et si ce n’était qu’elles !
Marie Caron, Un été sauvageMarie Caron, Un été sauvage

Alexandra Boesmans, jeune étudiante en psychologie, suit dans le cadre de ses études, des cours sur la synergologie illustrés par son professeur, Matthias Winterfell. Contraint d'abandonner ses étudiants en plein milieu de l'année scolaire, Matthias demande alors à Ethan Savage, son assistant, d'assurer les cours à sa place. Alors que les derniers examens viennent de se terminer, à l'approche de l'été, Alexandra décide de faire quelque chose qu'elle n'a pas fait depuis longtemps : s'amuser.
Alix Langevin, La mauvaise réputationAlix Langevin, La mauvaise réputation

[ J’aimerais m’immerger entre vos cuisses, ... ] Les premiers mots du SMS que reçoit Nadine, quarante-trois ans, laissent peu de place à l’ambiguïté, et son réflexe premier est d’éliminer dans la minute le scandaleux message. Collaboratrice aux éditions des Deux Chouettes, elle a d’autres soucis en tête. Thomas Sancerres, leur auteur-vedette, doit lancer son dernier roman au festival de Cassis le surlendemain et toute la maison est en effervescence. Pourtant sa curiosité prend le dessus et, de fil en aiguille, Nadine se retrouve embarquée dans une relation qui va bousculer tous les codes qu’elle tenait pour acquis. Mais de qui ces étranges messages émanent-ils ? Leur auteur poursuit-il un but précis ? Nadine redécouvre une facette d’elle-même qu’elle pensait avoir enterrée malgré elle six ans auparavant et dont la résurgence va avoir des conséquences irréversibles.
Jon Blackfox, Les incendiairesJon Blackfox : Les incendiaires

Ils sont les « Bonny and Clyde » du sexe torride et de la pyromanie...

« [...] Candice sortit de la cabine ; la lumière artificielle dérapait sur la texture poisseuse de sa peau. Elle lui piqua la clope d’entre les doigts, regard incendiaire, moue éthérique, et se dirigea vers les vasques. Ayden la retourna sans qu’elle ait le temps de se laver les mains. Ayden monta les fesses de Candice sur le plan de toilette, lui retirant son pantalon dans une série de coups secs et fourra son visage entre ses cuisses. Une petite bise tout d’abord... »

No limit, no futur... L’errance des deux jeunes gens, leur refus des limites ont un furieux goût de jouissance désespérée : leur fin passe par tous les excès, sur un tempo vibratoire d’un riff de rock désespéré.
Collectif, Les contes rosesCollectif, Les Contes Roses

Le mercure va grimper ! Avec Les Contes Roses, les Artistes Fous Associés ajoutent une nouvelle couleur à leur palette. Voici 9 nouvelles délurées ou sérieuses, mais toujours impertinentes, pour parler du sexe dans tous ses états, de l’amour propre aux sales défaites.
Les Contes Roses, une collection à lire tout nu… Sous une couverture de Maniak et des illustrations intérieures de Cham.
June Summer, Aventures libertines, le Cap !June Summer, Aventures libertines, le Cap !

Passer des vacances dans un haut lieu du naturisme et du libertinage n’est pas anodin... Cela se révèle parfois excitant, sensuel, et coloré de plaisirs torrides et inédits... Cela peut aussi susciter de nombreuses surprises selon les circonstances ! C’est ce que vont découvrir plusieurs couples dans ces « Aventures libertines » au Cap d’Agde, entre délices et sensualités sans tabous!

Voici l’occasion de partir avec eux en vacances, là où le soleil dore les peaux brunies, le sable brûlant rencontre les vagues argentées de la Méditerranée, et là où les amants vivent nus, comme Adam et Ève au Paradis...
ChocolatCannelle, Vacances à l'Auberge roseChocolatCannelle, Vacances à l'Auberge rose

L'été, la plage, et l'Auberge rose pour les plaisirs partagés…

Cette petite auberge landaise a un sens de l'accueil très développé. Henri, son propriétaire, fait tout pour que ses hôtes se sentent comme chez eux... même dans la chambre de leurs voisins. C'est ça, l'Auberge rose: convivialité, sexe et plage!
E.T. Raven, Amabilia - nue sous le masqueE.T. Raven, Amabilia - nue sous le masque

Cette BD de 52 pages est le premier volume de la série érotique AMABILIA. Pour public adulte et averti.« Une soirée costumée. Simon s’ennuie à mourir jusqu’au moment où il croise le regard chaleureux d’Iris. Le désir monte entre les deux jeunes gens. Ils s’éclipsent de la soirée, prennent un taxi et s’excitent mutuellement. C’est une fois dans l’ascenseur de l’hôtel de Simon que les choses deviennent plus sérieuses. Désir, envie et plaisir les accompagneront toute la nuit. »

Lec­tu­res esti­va­les : La lis­te est bou­clée

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont répondu à mon appel aux textes pour étoffer les Lectures estivales du Sanglier ! La liste est désormais bouclée, et j'ai hâte de découvrir les titres, dont certains vont sortir dans les semaines à venir. Voici la liste des entrées, dans l'ordre alphabétique, accompagnées de leur quatrième de couverture pour réveiller votre voracité littéraire. Une chose est sûre : L'été sera chaud !

Ardem, Vacances de rêveArdem, Vacances de rêve
Se retrouver sur la côte d’Azur sans un sou en poche, plaquée par un amant qui vous laisse la note d’hôtel en guise de cadeau d’adieu n’a rien de joyeux. C’est ce qui est arrivé à la pulpeuse Flo, étudiante de 18 ans. Elle commence par vendre des glaces mais découvre vite que pour rembourser ses dettes, il vaut mieux utiliser ses charmes auprès de messieurs aussi pervers que généreux.
Découvrez les aventures, pas toujours très morales, de Flo, qui n’a pas froid aux yeux, superbe et impudique, sous le trait clair et efficace d’Ardem.
Michel Bazin, Initiation d'une jeune vacanciereMichel Bazin, Initiation d’une jeune vacancière
Jeune pucelle, n’ayant jusque-là joué qu’au doigt mouillé, Claire va découvrir au cours de ses vacances que les choses du sexe ne sont pas aussi simples qu’elle le croyait. Jouant les voyeuses, elle épie avec une curiosité de plus en plus perverse les ébats amoureux de son oncle et sa tante. Et ils en font, des galipettes, tonton et tata ! A lui remuer le sang et lui faire passer des nuits blanches... qui ne tarderont pas à devenir roses quand ses éducateurs sexuels bénévoles se décideront à lui expliquer que si la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a... il y a mille façons plus agréables les unes que les autres de le faire. Et contrairement à ce qu’on raconte, plus c’est « gênant », plus c’est agréable. En outre, comme on peut mettre les petits plats dans les grands, quand il y en a pour deux, il suffit de se serrer pour qu’il y en ait pour trois. Et pas question de se mettre la ceinture... de sécurité ! Il faut oser, encore oser, toujours oser... Voici donc un récit d’initiation très « osé ».
Sarah-Maude Beauchesne, Summer forksSarah-Maude Beauchesne, Summer forks
La grande ville, Montréal de nuit, de jour, en vélo ou en voiture, ou en camping dans les jardins publics. Les rencontres, les chambres... Alors qu’est-ce que c’est, cette chose-langue ? Évidemment qu’on ne sait pas. Ça fait mine de parler comme on parle entre nous quand on a 20 ou 25 ans et qu’on vit à Montréal. Ça parle d’affaires de coeur, ça parle de fringues et de maquillage, des musiques qu’on écoute et des bars qu’on fréquente. Surtout, ça parle de sexe, beaucoup de sexe. Mais ce n’est pas qu’un thème : c’est que l’écriture procède du corps, de la sensation, de feelings chaque fois plus forts et plus sourds que les mots, et qui par là même bousculent la parole.
Miriam Blaylock, Denis, Venise for everMiriam Blaylock, Denis, Venise for ever
Suite à une invitation (ou un ordre auquel elle ne peut qu'obéir)), la Signorina Renard atterrit à Venise pour un court séjour qui lui cause beaucoup d'appréhensions. Non sans raison. À son arrivée, elle est prise en charge, conduite en des lieux inconnus et cruellement malmenée. Les épreuves s'enchaînent, avec pour toile de fond la romantique, mais si sombre Venise, ses fêtes libidineuses et ses ruelles coupe-gorge où traînent de potentiels violeurs.
Au terme de ce cauchemar, Venise paraîtra-t-elle enfin sous un jour lumineux ?
Nicolas Cartelet, TarentulaNicolas Cartelet, Tarentula (Time-Trotters, #1)
Proxénètes, tueurs de chiens, délateurs, tremblez ! Tarentula vient pour vous. Votre tête, rentrez-la dans vos épaules : elle, son sabre et sa folie vous poursuivront jusqu’aux confins de l’espace et du temps. À moins que l’inspecteur Godillot et l’agent Ralph Spieler, respectivement incompétent notoire et espion de renom, ne l’arrêtent avant la fin. À moins que toute cette histoire ne se termine mal, comme c’est souvent le cas lorsqu’une bande de détraqués aussi loufoques qu’imprévisibles se prend les pieds dans le tapis du temps.

Tarentula, premier épisode de la série Time-Trotters, place le lecteur sur les traces de Dorothée, ancienne actrice X reconvertie dans le catch féminin, entraînée dans une folle course temporelle... une course à la vengeance et au sang, pour un mariage savoureux entre Kill Bill, Xéna la Guerrière et Terry Pratchett !
Collectif, Osez 20 histoires de sexe torrideCollectif, Osez 20 histoires de sexe torride
Osez 20 histoires, la collection de nouvelles érotiques de la Musardine, vous propose ce nouveau recueil placé sous le signe du soleil, du sable brûlant, des corps huilés, du sea sex & sun, bref : de l’été !
Un livre à glisser dans votre sac de plage entre la serviette de bain et la crème solaire (ou dans votre sac de rando entre le réchaud à gaz et les chaussettes de rechange, ne soyons pas sectaires).
En partenariat avec Dorcelle et Terrafemina.
Jean-Baptiste Ferrero, Sea, Secte and sunJean-Baptiste Ferrero : Sea, Secta and Sun
Thomas Fiera n’est pas un enfant de chœur et il préfère le Bourgogne au vin de messe. Aussi quand une grande entreprise du domaine de l’Énergie fait appel à ses services pour démasquer une secte qui tente d’infiltrer son organisation, Thomas se fait un plaisir d’aller botter le cul des adeptes du Maître, un genre de gourou eczémateux qui prône la pureté dans l’abjection. Mais ces affreux sectaires sont coriaces et Fiera va devoir monopoliser toute son équipe pour en venir à bout. Il va y récolter plaies et bosses et devra se résigner à ne trouver aucun réconfort auprès de deux belles espionnes qui ne lui veulent pas que du bien. Sea, secte and sun, ce n’est pas la vie de château !
Kyrahn Ka, Un étrange amantKyrahn Ka, Un étrange amant
Angélique a connu le grand amour alors qu’elle avait 19 ans. C’était l’été, les vacances, le ciel affichait le même azur que les yeux de cet homme qui avait fait chavirer son cœur, et plus rien d’autre n’avait d’importance. La jeune fille croyait au prince charmant. Mais le prince était déjà marié, père de deux enfants et devait partir retrouver sa famille dans son beau pays nordique.

Ainsi le conte de fées – l’union du soleil et de la glace – n’avait-t-il duré qu’un bref instant. Cet instant, pour Angélique, a pris les allures d’une éternité. Presque dix ans plus tard, elle n’oublie pas. Elle n’oublie rien. Elle se souvient, comme si c’était hier, que son prince et lui seul a su révéler ses désirs, éveiller son corps, combler ses attentes impatientes, faire d’elle une femme. Elle se souvient que son prince et lui seul a su l’initier aux voluptés de la chair et qu’avec sa virginité il a aussi cueilli son âme.

Aujourd’hui, Angélique, du haut de ses 28 ans, parce qu’elle n’a toujours pas tourné la page, se croit perdue à jamais pour les sentiments, pour les hommes, pour les plaisirs érotiques. Cependant, au cours d’une randonnée dans ses chères montagnes qui surplombent la Méditerranée, elle rencontre un promeneur mystérieux qui ressemble à s’y méprendre à son prince du passé. Mais lorsqu’elle lui parle, il ne répond pas et semble même ne pas la voir. Qui est-il ? Pourquoi la jeune femme se met-elle à rêver de lui toutes les nuits en imaginant entre eux des ébats torrides et fusionnels ? Serait-il possible qu’Angélique reprenne enfin goût à l’amour dans les bras de cet étrange amant ?
Isabelle Lorédan, Les noces de la Saint-JeanIsabelle Lorédan, Les noces de la Saint-Jean
Allongée sur l'autel de la petite chapelle à peine éclairée par la lueur des cierges, Aliette retient son souffle, tandis que l'assemblée prie dans un silence absolu. Quelques minutes plus tôt, Sire Geoffroy lui a fait ôter la magnifique robe de velours rouge qu'il lui a offerte pour la cérémonie, et, à présent, il la contemple, un sourire bienveillant sur les lèvres. Quand, enfin, il saisit une coupelle d'argent qu'il élève au-dessus d'elle, elle sent un long frisson parcourir tout son corps. Mais si elle frissonne, ce n'est ni de peur, ni de froid, malgré le contact glacial de la pierre contre sa peau nue. C'est de désir. Car il le lui a promis : la nuit de la Saint-Jean sera celle de sa renaissance...
Gilles Milo-Vacéri, Lisbeth-la-RougeGilles Milo-Vacéri, Lisbeth-la-Rouge
Marie-Élisabeth Plessis de Forge est une jeune fille aux mœurs peu conventionnelles pour l'époque dans laquelle elle vit. Courageuse, intrépide même, elle a navigué à nombreuses reprises avec feu son père. La mer est son élément. À ses qualités de navigatrice s'associent sa dextérité peu commune à l'arme blanche et un penchant très prononcé pour les hommes.
Aventures dans les mers du Sud, poursuites, combats... Lisbeth-la-Rouge est un roman haut en couleur. Son personnage principal au caractère trempé séduira par son impétuosité, mais aussi pour sa sensibilité. Tout en étant flibustière puis corsaire, Lisbeth n'en est pas moins femme.
Connaîtra-t-elle la paix en son coeur au terme de ses aventures ?
Gilles Milo-Vacéri, Petits plaisirs entre femmesGilles Milo-Vacéri, Petits plaisirs entre femmes
Andalousie, 1492. Lorsque Maria rencontre sa nouvelle servante, elle est immédiatement troublée par sa beauté. Curieuse d’en savoir plus sur cette belle brune aux yeux émeraude, elle l’assigne à sa toilette. Mais dans la moiteur de la salle de bains, les mains habiles de Dayana effleurent des zones inconnues, éveillant en elle de délicieuses sensations… Et Maria se prend à songer à des plaisirs interdits…
Alex Nicol, le sonneur noir du bagad QuimperAlex Nicol, Le sonneur noir du bagad Quimper
Dans les eaux des Glénan flotte un noyé, dépourvu de toute identification hormis un morceau de papier sur lequel le nom de Gwenn Rosmadec a été griffonné. Pourtant, ce dernier ne le connaît pas. Cependant, sa ressemblance avec un sonneur du bagad de Quimper est si frappante que notre écrivain public – et Sherlock Holmes à ses heures – décide de démêler les fils d’une affaire qui s’annonce pour le moins complexe. Pourquoi cet homme cherchait-il à le rencontrer ? La réponse, Gwenn et Soazic vont devoir la chercher sur l’île de Mayotte. Et là-bas, au cœur des Comores, ils iront de découvertes en surprises au sein d’un environnement tropical luxuriant, peuplé de personnages tour à tour truculents ou sordides. Au-delà d’une histoire pleine de suspense et de rebondissements, Alex Nicol nous donne l’occasion de découvrir cette île française de l’Océan indien souvent méconnue, et de retrouver notre duo de choc dans de nouvelles aventures.
Julie-Anne de Sée, Amuse-bouche et autres historiettes croustillantesJulie-Anne de Sée : Amuse-Bouche et autres historiettes croustillantes
Jusqu’où les caprices de son guide en érotisme vont-ils mener Julie-Anne ? Passionnément éprise de cet amant auquel elle semble se plier, elle fait elle-même le récit des aventures voluptueuses qu’elle multiplie pour tenter de s’en détacher, au risque de se perdre. Ses historiettes, qui peuvent être lues indépendamment au gré du hasard ou des envies, s’enchaînent néanmoins dans la narration de cette liaison singulière où se mêlent les émois de son coeur et de sa chair, les joies sensuelles éprouvées avec Lui, un autre… ou une autre. Maîtresse fantasmée que tout homme rêve de posséder, saura-t-elle devenir une femme qui soumet, se soumet ou décide en toute liberté ?
Claude Soloy, L'Estran d'EllaClaude Soloy, L’estran d’Ella
Comme si le désir du passage à l’acte n’était que l’assassinat programmé de soi ! Arpentant le plancher des algues, le tueur s’est donné pour projet d’éliminer certaines femmes associées à une couleur. Voici Manon la Verte, princesse des joncs et des reinettes, la Putachatte du canal qui course les chevreuils et que les chacals broutent ; voici la Noire, la Putachiasse gonflée de sucre et ointe de chocolat jusqu’à l’intime ; ainsi Ella, la Putacape rouge, des cuisses à la perruque… « Il », le tueur, avec la complicité de sa mère trompée par un époux indélicat, langue longue dégainée, ne dégomme jamais la couleur ; il en ranime la flamme jusqu’à perdre l’âme dans cet arc en ciel dédié aux gens qui s’aiment ou qui sont en quête de reconnaissance, c’est à dire au genre parfois inhumain.

Blon­die Blue, Chair amie

Voici que Miss Ska nous livre, cachés derrière un pseudonyme et une couverture des plus alléchants, deux textes ultra-courts, Un contrat bien rempli et La douche écossaise, rassemblés sous le titre Chair amie.

Et de chair, il y est bien question, et comment ! D'une chair abondante et complaisamment étalée sous les yeux du lecteur, d'une chair qui invite aux caresses et aux pénétrations, qui ne se contente pas de simplement séduire, mais qui s'offre avec une volupté tout ce qu'il y a de plus évidente, sans la moindre pudeur. Et le tout dans une perspective résolument féminine.

Dans le premier texte, le lecteur s'introduit, en compagnie d'un couple, dans la maison du supérieur du mari, où il sera question de renouvèlement de contrat. Une situation certes pas très originale, mais qui fournit un beau prétexte à toute sorte d'escapades cocasses. Et c'est évidemment ce qui se produit, au bout de quelques lignes. Et voici un trait stupéfiant : malgré la brièveté du texte, on a l'impression d'entrer dans un monde très fourni, l'imagination prise dans les filets des évocations savantes qui ont l'art de dépayser le lecteur. Il me semble, dans la mesure où de telles conclusions sont permises sur la base de deux textes aussi courts, que c'est là que réside la force véritable de l'auteure qui réussit, à coups d'allusions, à créer des parcelles d'univers où l'on aimerait se perdre. Par contre, le dialogue est parfois quelque peu maladroit, et j'ai dû relire quelques passages, perdu dans le jeu des pronoms, pour me retrouver.

Le deuxième texte raconte une séance de plaisir solitaire féminin sous la douche, nourri par un souvenir coquin de la veille. S’il n'y a pas d'intrigue à proprement parler dans ce petit texte de quelques lignes, on y trouve par contre une ambiance des plus sensuelles, évoquée avec un réalisme étonnant de vérité :

"Sur mes épaules, les marques du soutien-gorge, je glisse doucement mes doigts sur les sillons rougis, j'aime mon visage sans apprêt, celui qui ne compose pas, je contemple mes seins délivrés, je les soupèse de mes deux mains, un vague sourire en coin, ils ne sont pas parfaits, mais ils sont doux, tièdes, et lourds dans mes paumes."

Ces seins-là, qu'est-ce que je ne donnerais pas pour pouvoir les soupeser ainsi... Et voilà que je termine ma note sur un petit clin d’œil à Sophie dont on devine la présence indécente au fond des personnages féminins du texte 😉

Blondie Blue, Chair amieBlondie Blue
Chair amie
SkA Éditeur
ISBN : 979-1-02-340319-0

Geor­ge Sand, l’Inferno. Un scoop bien mon­té

Cette fois-ci, la Miss a sorti le grand jeu pour préparer le dernier coup en date des Éditions SKA, à savoir la découverte du manuscrit d'une nouvelle érotique inite, Inferno, dont l'auteure serait - George Sand. Double scoop, en fait, primo par l'attribution du texte à un des très grands noms du romantisme européen, secundo en revendiquant le caractère érotique du texte en question. Pour apprécier cela à sa juste valeur, il faut se rappeler que, étant donné la vie scandaleuse (mesurée à l'aune d'un siècle qui se complaisait à réserver de telles libertés à la gent masculine) d'une écrivaine qui alimente les fantasmes depuis bientôt 200 ans, il faut se rappeler, disons nous, que les rumeurs qui lui attribuent la qualité de co-auteur, aux côtés de son amant Alfred de Musset, de Gamiani, récit saphique dont l'explicité continue à choquer les âmes sensibles, n'ont jamais tout à fait cessé. Ceux qui travaillent sur l’œuvre abondante laissée par la bonne dame de Nohant affirment qu'elle n'a jamais écrit de texte érotique ? Peu importe ! Le monde veut non seulement être trompé, il demande surtout du scandale, pourvu que que ça jase et que ça baise à tout va. Et comme ni l'auteure en question ni ses héritiers ne peuvent plus se défendre à coup de référés, le choix se révèle judicieux de la part de celle qui aimerait faire décoller ses chiffres de vente grâce à un beau petit scoop bien monté.

Et bien monté, il l'est sans le moindre doute, ce scoop ! Non seulement qu'on y trouve, dans l'enfer en question, des légions de démons les uns mieux montés que les autres, l'éditeur a pris soin encore de faire déterrer, en même temps que le texte, des illustrations et des lettres, compagnes idéales d'un texte qui pourtant ne doit pas s'ennuyer, le tout enrichi des révélations du professeur Delsedere, véritable Indiana Jones littéraire, expliquant au lecteur, dans une post-face, de quelle façon il a pu retrouver le manuscrit, dans quelles circonstances, et pourquoi il croit pouvoir l'attribuer à l'auteure de la Mare au diable.

Marie Brizard, source d'inspiration ?Le moins qu'on puisse dire, c'est que, tout ça, c'est le fruit d'un travail bien préparé. Un travail qui porte, en même temps, un beau témoignage sur l'amour du détail qu'ont apporté les auteurs de cette supercherie littéraire à leur tâche sulfureuse. Rien que les noms qu'ils ont su inventer pour en doter leurs acteurs ! Le professeur Delsedere, l'archéologue (on serait tenté de le qualifier de spéléologue vu la quantité et la profondeur des orifices qui peuplent ce récit) littéraire à l'origine de l'aventure et de l'attribution ? C'est presque à regret qu'on dévoile que se cache derrière tout le sérieux du professore un personnage aussi ordinaire que le sieur - Ducul. Et quant à l'illustratrice, Marie Brizard, prétendue élève du caricaturiste J. J. Grandville, artiste qui, malgré cette ascendance des plus célèbres,  "n’a pas laissé de traces ni dans l’histoire de l’art ni sur la toile", comme je l'ai écrit dans un article précédent, est-ce qu'il faut vraiment aller loin pour chercher la source d'où coulait cette inspiration particulière ? Il me semble qu'il serait largement suffisant de fouiller dans les conteneurs de recyclage des locaux pour mettre la main sur la source en question, ou plutôt sur les bouteilles qui ont eu l'heur de servir de réceptacles au nectar ayant alimenté de pareils traits d'esprit...

Mais qu'en est-il du texte lui-même ? Qu'il ait été écrit il y a 200 ans ou qu'il date d'hier, peu importe, il a le droit de demander une lecture délestée des préjugées et des partis pris. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est une illustration haute en couleur de l'esprit déluré de son auteur(e), qui que ce soit, et que la lecture en est tout simplement un immense plaisir.

Une jeune mère, désabusée de l'amour conjugal par les usages de son vieux libertin de mari, se retrouve veuve avec sur les bras un charmant garçon à la santé fragile. S'abandonnant à l'instinct maternel, elle ne vit plus que pour lui, dans la peur constante de se le voir arraché des bras par la maladie. Un jour, ou plutôt une nuit, la crise se manifeste et le jeune homme semble effectivement avoir succombé pour de bon. Désespérée, la mère, jeune et belle toujours, le rejoint sous les draps de son lit, dans l'espoir de disputer sa proie à la vieille ennemie du genre humain. Ensuite, c'est le sommeil agité du cauchemar, cauchemar qui la fait descendre en Enfer où elle deviendra la victime et en même temps le témoin de toutes sortes d'outrages sexuels dont elle-même et son fils seront, à tour de rôle, les objets.

Tout ça est bien raconté, avec une attention minutieuse aux détails scabreux qui a pour effet de subjuguer et d'emporter jusqu'au lecteur le plus récalcitrant. Il me semble même qu'on y voit, dans les meilleurs passages, l'affabulation d'un Rabelais pointer le bout de son nez. Et ce plaisir est encore rehaussé par la construction savante tissée autour du texte qui en constitue le noyau. Les lettres attribuées à George Sand et à Alfred de Musset, sont autant de talismans qui enlèvent le lecteur, pieds et poings lié, dans un monde parallèle où il est permis de se demander, pendant de minuscules instants, si une telle affaire ne peut pas se concevoir en dehors du cadre littéraire où le raffinement de l'équipe de Miss Ska l'a fait éclore.

Inferno, c'est une belle construction littéraire dont il faut admirer les mécanismes secrets, en se promenant longuement sur des échafaudages qui permettent d'entrevoir et de découvrir un chantier littéraire peu commun. Mission réussie, belle dame !

George Sand, InfernoGeorge Sand
Inferno
Éditions sKa