Le mec de l’underground – des sou­ter­rains de la ville à ceux de l’âme

Je pen­sais avoir vu un tas de cho­ses. Pas tou­jours des plus ras­su­ran­tes, ni des plus jolies, mais d’une assez grande variété, et c’est déjà ça. Me disais-je. Mais voilà que, sur le tard, je décou­vre le mec de l’underground, entré dans les rangs des auteurs de l’équipe la plus déjan­tée qu’on puisse ima­gi­ner. Je parle évi­dem­ment de celle de l’éditeur numé­ri­que Edi­cool, patrie de mes rêves humi­des. Et pas que des mien­nes, appa­rem­ment. Mais voilà que je dois tirer mon cha­peau en révé­rence au Mec qui a non seule­ment réussi à réa­li­ser son rêve, à savoir se faire édi­ter – à force de talent ou de coups de poing, peu importe -, mais qui est encore capa­ble d’emmener le lec­teur, après l’éditeur, dans les sou­ter­rains de la ville, de la vie et de l’âme. Et qui assure en avouant tout haut que, s’il vise l’édition, c’est évi­dem­ment dans le seul but de se faire plein de thu­nes, comme la meuf à Ali Por­teur qui, elle, ne sort plus, à l’heure qu’il est, de son jacuzzi rem­pli de gigues, mais qui s’est encore faite « des couilles en pla­tine ».

Je ne sais pas si le Mec a déjà pro­grammé sa visite au chi­rur­gien pour se faire opé­rer des couilles, mais s’il rate son coup (oui, oui, mau­vais jeu de mots inten­tion­nel !), ce n’est sûre­ment pas faute de talent ou d’impétuosité. Parce que voici une des­cente qui a tout pour cap­tu­rer, et tout d’abord la ver­dure du lan­gage et l’énergie de la déter­mi­na­tion. Parce que quand on a décidé de fon­cer, il faut fon­cer, et ce n’est pas le mec qui recu­lera in extre­mis, bien au contraire ! Et ce n’est pas au lec­teur non plus que je conseille­rais une telle démar­che. Parce qu’il pour­rait finir en tro­phée, ornant les murs de l’underground où le mec a éta­bli le royaume de sa pureté. De celle qui fait peur, de celle qui ins­pire.

Mais qu’est-ce qui se passe donc dans l’underground ? Vous vou­lez vrai­ment le savoir ? Ben, il ne vous reste plus qu’à délier les cor­dons de votre bourse, parce que ce n’est pas moi qui vous dévoi­le­rai les arca­nes d’une réa­lité ren­due invi­si­ble par la conne­rie des esprits trop bor­nés pour regar­der ailleurs que dans les éta­la­ges des bou­ti­ques ou les colon­nes des chif­fres qui défi­lent en bas de vos écrans. Sachez seule­ment que vous y croi­se­rez un pédé bouf­feur de pata­tes, une sœur dont les coups de gueule atti­rent sys­té­ma­ti­que­ment ceux de poing, un cada­vre en trop, une variété incroya­ble de dro­gues, et un édi­teur qui a vu plus loin que le bout de sa queue. Cela vous tente ? Le San­glier vous invite donc à vous fier au mec de l’underground qui saura s’occuper de vous et de votre petite curio­sité et qui ne man­quera pas de vous faire des­cen­dre – tou­jours plus loin – jusqu’aux confins de vos fan­tas­mes et de vos âmes…

Le mec de l’undergroundLe mec de l'underground
Édi­tions Edi­cool
ISBN : 978–2-919645–25-1

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