Lec­tures esti­vales 2021 – À l’ho­ri­zon de l’été

Après avoir opté, il y a deux ans, pour une nou­velle for­mule, j’ai déci­dé de reve­nir vers l’an­cienne, celle des débuts, celle qui a mieux incar­né l’es­prit excep­tion­nel – et excep­tion­nel­le­ment fes­tif – de la période esti­vale. Et puis, ce retour aux ori­gines me per­met de lan­cer des appels à textes, de faire des recherches, de vous fice­ler un beau paquet de lec­tures, bref – de pré­pa­rer comme il faut ces moments excep­tion­nels, ces excur­sions au-delà du quo­ti­dien, le moyen de se res­sour­cer et de rem­plir la cer­velle de ces sou­ve­nirs appe­lés à durer.

Et comme il aura fal­lu faire face, ces der­niers mois, à la bêtise des gou­ver­ne­ments et de nos sem­blables dont cer­tains ont tout sim­ple­ment per­du la notion de ce qu’est la vie humaine, le San­glier lance ici l’ap­pel à relé­guer les masques et les mesures de dis­tan­cia­tion sociale (rien qu’à taper cette conne­rie, j’ai comme une envie de ger­ber) aux oubliettes de l’His­toire et à se frot­ter les uns contre les autres avec toute la force du désir. Du désir qui, nous l’ap­pren­drons aux prêtres de l’Hy­giène éri­gée en fausse reli­gion (pléo­nasme, je sais), ne se laisse sup­pri­mer et trou­ve­ra tou­jours le moyen de se frayer un che­min. Et je vous pro­mets que les lec­tures réunies sous le dra­peau de la beau­té, de l’at­trac­tion mutuelle et de la jouis­sance vous ren­dront l’ap­pé­tit de chairs nou­velles et de peaux étran­gères. Je vous dis donc : « À vos liseuses, en atten­dant de pas­ser à l’acte ;-) ! »

Le fait de remettre à l’hon­neur la for­mule ori­gi­nale des Lec­tures esti­vales me per­met de retrou­ver un de mes plus fidèles com­pa­gnons quand il s’a­git d’illus­trer les plai­sirs esti­vaux. J’ai nom­mé Maître Golov, ce des­si­na­teur de génie qui hante les plages du lit­to­ral cata­lan où il puise l’ins­pi­ra­tion pour les des­sins qu’il expose avec une belle régu­la­ri­té sur son site : L’u­ni­vers chao­tique de Maître Golov. Je vous invite à lui rendre visite afin de faire le plein de soleil, de beau­té et – de l’es­prit contes­ta­teur que cultive ce Natu­riste nihi­liste.

PS : Comme tou­jours, les titres pro­po­sés ici ne sont qu’un pre­mier choix. Tout dépen­dra de mon humour du moment, des décou­vertes à faire d’i­ci là, du temps que je pour­rai consa­crer aux lec­tures et de tout un tas de variables sup­plé­men­taires impos­sibles à nom­mer. Quoi qu’il en soit, si vous avez des idées à me pro­po­ser, pas­sez par la page de contact et envoyez-moi un mail !

Les titres

Michèle Larue, Voyage impudique
Michèle Larue, Voyage impudique
Séduire un moine tibé­tain à Mysore, décou­vrir le « club des 10 000 » dans un avion de ligne, fré­quen­ter un marin cubain au sexe infi­bu­lé de coquillages, revê­tir une com­bi­nai­son mul­ti­sen­so­rielle action­née à dis­tance et jouer avec l’avatar d’un incon­nu à Ber­lin… Vécues par d’intrépides nomades, bien d’autres aven­tures sen­suelles se suc­cèdent tout au long de ce Voyage impu­dique, luxu­rieux recueil de récits éro­tiques à tra­vers le monde. Les nou­velles de Michèle Larue font décou­vrir les volup­tés des ren­contres de hasard, des paren­thèses trans­gres­sives qui s’ouvrent et se referment au cours de la vie de quelques voya­geuses soli­taires, des filles de l’air en mal d’Éros. Grande voya­geuse, Michèle Larue est jour­na­liste, docu­men­ta­riste et écri­vaine spé­cia­li­sée dans les rap­ports homme/femme et la sexua­li­té. Elle est l’auteure de plu­sieurs manuels à La Musar­dine dont L’Art du mas­sage tan­trique et cache­mi­rien. Ses nou­velles où se mêlent éro­tisme et exo­tisme ont été publiées en Grande-Bre­­tagne et aux États-Unis.
William k. Rhett, Jeune fille au pair
William k. Rhett, Jeune fille au pair
Deux jeunes femmes ini­tiées dans un temple de la débauche…
Deux copines acceptent un emploi de jeunes filles au pair dans une vil­la au bord de la mer, pen­dant les vacances. Il s’agit en prin­cipe de s’occuper des enfants. Elles vont vite décou­vrir que les adultes sont encore plus exi­geants que les mou­tards. Mais pour de tout autres jeux que les châ­teaux de sables sur la plage. L’une des deux filles, plu­tôt délu­rée, s’en trouve fort aise. L’autre, un peu prude, fini­ra par se décoin­cer sous la férule de sa copine. Les Pari­siens en vacances ont enfin trou­vé de quoi se dis­traire ; mais les habi­tants du vil­lage n’ont pas non plus à se plaindre ! Quand il y en a pour quatre, il y en a pour six, non ? Voire davan­tage. Elles s’en sou­vien­dront de leurs vacances au bord de la mer, ces deux idiotes…
Rose­line Par­ny, Un été d’enfer
Rose­line Par­ny, Un été d’enfer

Édi­trice, Anne passe ses vacances dans sa vil­la de Qui­be­ron, avec son mari Gré­goire et plu­sieurs amis et amies. Il fait chaud, on est en petite tenue, on vit les uns sur les autres. A tout ins­tant, on tombe sur des scènes coquines, vu que cha­cun couche avec cha­cune et cha­cune… avec cha­cune aus­si ! Bref, on en vient à ne plus pen­ser qu’à ça. Là-des­­sus, Anne est convo­quée à Paris pour pilo­ter un nou­vel auteur tchét­chène, Ser­go, une force de la nature. En un rien de temps ce mâle en rut va faire d’elle une femelle sou­mise. Quelle sur­prise pour l’orgueilleuse édi­trice ! Et ce n’est qu’un début, Ser­go s’invite chez elle avec Sou­hane, sa copine, qui ini­tie Anne aux caresses fémi­nines ! Bou­le­ver­sée, Anne se trans­forme en lubrique bac­chante et tout le monde y passe, même son frère ! Elle s’en sou­vien­dra de cet été d’enfer…

 

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Tha­lia Devreaux, Les coquines en vacances 2
Tha­lia Devreaux, Les coquines en vacances 2

Qui dit été, dit vacances ! Et nos coquines ont bien l’in­ten­tion d’en pro­fi­ter plei­ne­ment et de ne pas res­ter sages ! Quatre d’entre elles nous font vivre leurs nou­velles aven­tures inédites, que ce soit au bord de mer ou en mon­tagne. Elles ne recherchent qu’un seul but : le plai­sir avant tout !

 

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Gil­bert S., Autos­top­peuses vicieuses et camion­neurs lubriques
Gil­bert S., Autos­top­peuses vicieuses et camion­neurs lubriques
Ces filles un peu empo­tées, qui n’ont l’air de rien, qui sont même un peu godiches, et pas vrai­ment des pin-up non plus, mais elles aiment voya­ger, et les rou­tiers sont si sym­pa. Les rou­tiers roulent pour vous, pas vrai ? Ils se roulent aus­si avec les autos­top­peuses dans les cra­pu­leuses amours des auto­routes. L’odeur du fuel, les vibra­tions du moteur, les res­tau­routes, la trans­pi­ra­tion, les mains bala­deuses… Qui ne dit mot consent, c’est cre­vant ces longues ran­don­nées, alors autant se dis­traire ensemble, pas vrai, pou­lettes ? Autos­top­peuses et rou­tiers sont fait pour s’entendre, et ils s’entendent donc, comme cochons en foire. Mes­de­moi­selles qui faites du stop, pré­voyez des tenues spé­ciales, on peut s’amuser même en rou­lant… C’est un rou­tier qui vous le dit ! Un vieux rou­tard de routier…
Car­lo Viva­ri, Pro­fes­seures de plaisir
Car­lo Viva­ri, Pro­fes­seures de plaisir
Un puceau déniai­sé et édu­qué par sa tante !
À dix-sept ans, Fran­çois Pignon est encore un puceau comme les autres, dou­blé d’une tête de turc que mar­ty­risent ses cama­rades – la faute à son patro­nyme, tour­né en ridi­cule dans Le Dîner de con. Mais tout change pour lui lorsque une tante com­plai­sante et fort bien rou­lée l’invite à par­ta­ger ses vacances d’été – et pas uni­que­ment ses vacances : déniai­sant le vigou­reux jeune homme, la cou­gar l’initie à toutes sortes de plai­sirs inter­dits. Au fil de ces deux mois de baise débri­dée, et grâce à des ren­contres tor­rides orches­trées par sa tante, Fran­çois se trans­forme en homme, en vrai. Dès son retour au lycée, il met à pro­fit ses nou­veaux talents pour prendre sa revanche et enchaî­ner les conquêtes, jusqu’à séduire sa prof d’anglais, femme aus­si vicieuse que gourmande…
Col­lec­tif, Osez 40 his­toires « sex on the road »
Col­lec­tif, Osez 40 his­toires « sex on the road »
De la cabine d′un conduc­teur de TGV aux caves d′un vigne­ron du mâcon­nais en pas­sant par les locaux de l′École Nor­male Supé­rieure, une église, le par­king VIP d′un aéro­port et même les locaux de la Musar­dine, vous décou­vri­rez de nom­breux endroits inat­ten­dus, qui ont une fois encore déchaî­né l′imagination des plumes de la col­lec­tion « Osez 20 his­toires ». Et avec Osez 20 his­toires éro­tiques dans un train, vos tra­jets sor­ti­ront du train-train quo­ti­dien. De votre voi­sin de siège caché der­rière son jour­nal au contrô­leur qui poin­çonne votre billet, en pas­sant par la retar­da­taire qui entre toute essouf­flée dans le wagon, tous ces gens que vous croi­sez habi­tuel­le­ment sans les voir devien­dront suspects.
Agathe Legrand, Exhib, chan­tage et sexe
Agathe Legrand, Exhib, chan­tage et sexe
Cathe­rine pro­fite de quelques jours de congé pour rendre visite à sa sœur qui pos­sède une belle vil­la dans le midi. Après cette cure, elle reçoit une visite impré­vue alors qu’elle était nue. De fil en aiguille, elle sym­pa­thise avec cette per­sonne et l’invite à un diner en tête à tête pour fêter leurs anni­ver­saires res­pec­tifs. Chan­tage, exhib et bien sûr, sexe les­bien sont de la par­tie dans ce roman.
 
Ardem, Petite Vicieuse
Ardem, Petite Vicieuse

Céline est envoyée par ses parents chez son cou­sin Ber­nard pour pas­ser les vacances d’été au vert. Elle est accueillie par la com­pagne de son cou­sin, nue, ses seins lourds à l’air libre…

Petite Vicieuse est un récit clas­sique à la Ardem. Une vierge se fait déniai­ser de façon très hard et fina­le­ment appré­cie l’acte. Contrainte, humi­lia­tion sont tou­jours au pro­gramme avec un des­sin réa­liste et brut. On peut noter que les femmes sont repré­sen­tées belles et pleines d’atouts, tan­dis que les hommes sont poi­lus, laids et repous­sants. Nor­mal, l’objet du désir est ici la femme et au-delà la vision d’une femme à soumettre.

 

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Ego et Sio, Les Vacances de San­ti & Ana
Ego et Sio, Les Vacances de San­ti & Ana

San­ti et Ana forment un duo d’amis pas comme les autres… Sont-ils en couple ? En rela­tion libre ? Per­sonne ne le sait vrai­ment mais une chose est cer­taine : ils ne s’interdisent aucune folie lorsqu’il s’agit de bai­ser ! Et sur­tout pas Ana, la nym­phette qui saute sur tout ce qui bouge, hommes et femmes, tant que le sexe est vicieux comme elle aime… Le temps d’un été, loin des conven­tions et des tabous, à la plage, au cam­ping ou en fes­ti­val, ces deux-là vont vous en faire voir de toutes les cou­leurs. Une bande des­si­née légère et déli­cieu­se­ment por­no­gra­phique, dans la plus pure tra­di­tion de l’érotisme à l’espagnole !

 

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Igor et Boc­cère, Clé­men­tine à la plage
Igor et Boc­cère, Clé­men­tine à la plage

Une BD aus­si drôle qu’é­ro­tique qui joue avec les codes du ciné­ma populaire.

Enfin, c’est le week-end ! Après une dure semaine de bou­lot, la jolie Clé­men­tine est bien déci­dée à se repo­ser en bord de mer, sur une plage peu fré­quen­tée où elle s’a­donne au nu inté­gral… Seule­ment voi­là, tous les voyeurs du coin se sont pas­sé le mot pour l’empêcher de faire bron­zette ! Entre le bigot qui drague les femmes dans le dos de son épouse et le couple qui s’ex­hibe der­rière les dunes, en pas­sant par le pêcheur de crabes qui se retrouve  » par inad­ver­tance  » entre les cuisses de notre héroïne, sans oublier la police des plages, Clé­men­tine ne voit pas pas­ser l’a­près-midi. On raconte que depuis, elle y retourne tous les samedis…

Après Chambre 121, Voyage en pro­fon­deurs et La Phar­ma­cienne, Igor & Boc­cère vous réservent une pochade d’é­té… Une jour­née en com­pa­gnie d’une jeune femme d’au­jourd’­hui, qui ne demande qu’à jouir des plai­sirs de la vie sans pen­ser ni à mal, ni à bien. Un conte par­fai­te­ment contem­po­rain, amo­ral et réjouissant !

 

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