Lec­tures esti­vales 2017 – appel à textes

Je viens de lire quelque part que les semaines noires de jan­vier et de février, avec leur lot de pluies ver­gla­çantes, de bruine et de chutes de neige aus­si­tôt tour­nées en boue, sont pro­pices aux rêves de dépay­se­ment qui sentent si bon le lait solaire et font remon­ter le sou­ve­nir de l’eau de mer et des plages. Cela me semble judi­cieux, à en juger d’après mes propres expé­riences et les pro­jets que je viens de bou­cler pour l’été. Quoi qu’il en soit pour vous, mes chers lec­teurs, pour le San­glier lit­té­raire, ce début d’année plon­gé dans le noir  est aus­si et sur­tout l’époque de l’appel à textes pour l’édition 2017 des Lec­tures esti­vales. Et quel meilleur moyen pour dou­ce­ment pré­pa­rer le départ vers les terres trem­pées de soleil que de figno­ler une petite liste de lec­ture avec des textes aus­si chauds que tor­rides ?

Pour la cin­quième fois consé­cu­tive, j’invite dans ma Bauge des auteurs de textes éro­tiques (voire por­no­gra­phiques, dans la mesure où on veut encore y voir une dif­fé­rence) – édi­tés sous quelque forme que ce soit, des mai­sons les plus pres­ti­gieuses jusqu’à l’auto-édité – afin de faire rimer la cha­leur des corps avec celle du soleil. La seule condi­tion étant, les afi­cio­na­dos le savent, que le texte ait un rap­port avec les vacances – de pré­fé­rence en bord de mer – illus­tra­tion du grand dépay­se­ment, de la mise entre paren­thèses du quo­ti­dien, de l’éclosion d’une liber­té trop sou­vent répri­mée. Et quelle meilleure expres­sion pour cette liber­té que celle qui se moque des conven­tions, fai­sant appel aux pul­sions ivres de s’exprimer au grand jour, sous un soleil qui brûle jusqu’à la moindre réti­cence ? Fran­che­ment, chers lec­teurs, je bave rien qu’à pen­ser à la chair qui s’étale sur le sable chauf­fé à blanc, aux corps à peine vêtus qui trempent dans l’eau, à l’odeur du lait solaire qui se dégage des peaux bron­zées, au goût du sel qu’on ramasse en léchant jusqu’aux moindres replis des sexes qui se trempent et se dressent…

Bon, je pense que vous avez main­te­nant assez d’indices pour vous faire une idée de ce qu’il me faut. Et puis, ne l’oublions pas, c’est le pre­mier petit anni­ver­saire de mes Lec­tures esti­vales, ima­gi­nées en 2013 quand, faute d’argent, j’en étais réduit à faire appel à ma seule ima­gi­na­tion pour entendre le bruis­se­ment des vagues et pour contem­pler les rayons de soleil se bri­ser dans les gouttes d’eau sur les corps en train de sécher sur leurs ser­viettes.

Les Lectures estivales 2017 se placent sous le signe de Golov, Nihiliste naturiste et grand-maître du crayon.
Les Lec­tures esti­vales 2017 se placent sous le signe de Golov, Nihi­liste natu­riste et grand-maître du crayon.

Comme chaque fois depuis main­te­nant cinq ans, les Lec­tures esti­vales se placent sous la pro­tec­tion gra­phique de Golov, Nihi­liste natu­riste dou­blé d’un illus­tra­teur hors pair qui entonne le plain-chant du lit­to­ral du Rous­sillon et dont le crayon sait rendre, avec une appa­rente légè­re­té, la beau­té fémi­nine telle qu’elle s’étale sous le soleil médi­ter­ra­néen. Au point qu’il faut croire que, sous la main de Golov, le crayon prend des allures de baguette et que le monde retrouve, pour quelques ins­tants, une sorte de beau­té pri­mi­tive, où la plus haute aspi­ra­tion serait celle de lécher un sexe bien juteux et de faire som­brer le par­te­naire dans un gouffre orgas­mique. À moins, évi­dem­ment, de le faire grim­per aux rideaux 😉

Alors, pour me faire par­ve­nir vos pro­po­si­tions, le plus facile est de rem­plir le for­mu­laire ci-des­sous. À moins que vous pré­fé­riez me faire un petit cou­cou sur les réseaux sociaux (via @tomppa_28 sur Twit­ter ou sur la page du San­glier lit­té­raire sur Face­book). Et mer­ci d’avance, de la part du San­glier et de celle de la belle Bai­gneuse, pour le temps consa­cré aux Lec­tures esti­vales – que j’espère radieuses !

Pour explo­rer les édi­tions anté­rieures des Lec­tures esti­vales, c’est par ici : Les Lec­tures esti­vales du San­glier.