L’é­té en bleu

Cette année-ci, sur la Bauge lit­té­raire, l’é­té se décline en bleu, l’é­té scin­tille, l’é­té se vit en plon­geant, en nageant, en se lais­sant ber­cer par les vague­lettes et en se lais­sant tout dou­ce­ment déri­ver. Telle est au moins la vision née de la contem­pla­tion du des­sin de Josep Giró, illus­tra­teur atti­tré de la Bauge lit­té­raire, un des­sin dont la force évo­ca­trice est telle que, en le voyant pour la pre­mière fois, j’ai aus­si­tôt chan­gé de pro­jet pour le décor esti­val du site. Il suf­fit de se rendre sur la page d’ac­cueil pen­dant les mois qui suivent pour pro­fi­ter du spec­tacle d’une bai­gnade des plus sen­suelles où la naïade insou­ciante ima­gi­née par Josep offre ses charmes aux regards des admi­ra­trices et des admi­ra­teurs.

Josep Giró, L'été en bleu
Josep Giró, L’é­té en bleu

Depuis main­te­nant sept ans, la Bauge lit­té­raire pro­pose – entre juin et sep­tembre – à ses lec­trices et ses lec­teurs une série d’ar­ticles consa­crés aux titres célé­brant les joies esti­vales, aux textes empreints d’une sen­sua­li­té épa­nouie par le soleil et atti­sée par le dolce far­niente. Ceci n’est pas près de chan­ger, mais comme il faut tou­jours évo­luer, il y a du nou­veau cette année-ci. Tout d’a­bord, j’ai déjà chan­gé de méthode en rom­pant le cycle sai­son­nier et en pro­po­sant des articles depuis déjà le mois de jan­vier, un pro­cé­dé cen­sé faci­li­ter aux esti­vants en herbe le choix des lec­tures à emme­ner sur les ser­viettes de plage, leur per­met­tant en même temps de pro­fi­ter de la légè­re­té esti­vale bien avant le départ pro­gram­mé, invi­tant l’é­té au bon milieu de leur quo­ti­dien.

Et puis, deuxième nou­veau­té qui, je l’es­père, contri­bue­ra à rendre l’é­té encore plus lumi­neux, je pro­fite d’une fonc­tion de mon nou­veau thème Word­Press, à savoir la pos­si­bi­li­té de créer une « lan­ding page ». C’est cette fonc­tion­na­li­té qui me per­met de mettre en avant une ou plu­sieurs image pour accueillir celles et ceux qui débarquent sur le site, des visi­teurs qui seront aus­si­tôt mis à l’heure esti­vale. Et cette ins­pi­ra­tion, je la dois à un des meilleurs des­si­na­teurs que je connaisse, celui qui, après avoir contri­bué à la Bauge un grand nombre de ban­nières ain­si que la belle guer­rière aux cou­leurs de l’Eu­rope, pousse le vice jus­qu’à don­ner un coup de pouce à la créa­ti­vi­té de son fon­da­teur. Au départ, j’ai deman­dé à Josep de me des­si­ner une fille pour rem­pla­cer, le temps de l’é­té, la demoi­selle qui se dresse sur la droite du site, une fille au cos­tume plus en phase avec la cha­leur et la fashion des plages. J’ai presque aus­si­tôt reçu un défi­lé de jeunes per­sonnes plus ou moins dévê­tues (plu­tôt plus que moins) et on a com­men­cé à se mettre d’ac­cord sur les détails quand j’ai trou­vé dans ma boîte aux lettres numé­rique, sans le moindre pré­avis, une image aux dimen­sions assez inso­lites. Une image repré­sen­tant une jeune femme très légè­re­ment vêtue, flot­tant dans l’eau bleu­tée et entou­rée de reflets lumi­neux, celle-là même que vous avez pu admi­rer quelques para­graphes plus haut, une beau­té aqua­tique que peu savent rendre de façon aus­si char­mante que le des­si­na­teur cata­lan. La voir au milieu des reflets bleu­tés et chan­ger de pro­jet ne furent qu’un, et voi­ci donc que les charmes d’un été pas­sé près de (ou dans) l’eau ont trou­vé une de leurs plus belles expres­sions. Moi, j’a­dore, et j’es­père que c’est pareil pour celles et ceux qui me ren­dront visite pour pro­fi­ter de l’am­biance d’un été qui s’an­nonce pro­met­teur. Mer­ci Josep !