poé­sie

Deve­la­tam Ad Deam

Dévoilée

Elle a les yeux fer­més, mais le scintillement
d’un regard assou­vi sur la face d’un amant
conti­nue à briller. Du bout de ses lèvres
lan­guis­sam­ment elle suce une mèche dorée

Que d’un goût de sperme son amant parfuma.
Enivrée par l’o­deur de salive et de sang
que le der­nier bai­ser sur son sein ramassa,
de ses mains elle caresse une étoile couchée

au creux de son nom­bril. Sur son ventre vibre
un der­nier sou­bre­saut du plai­sir éprouvé.
Le long de ses jambes s’est mis à couler
le sang de sa fertilité.

Allon­gée sur des draps d’une cou­leur lactée
elle rêve au pro­chain qu’elle fera languir.

One Comment

  1. La poé­sie n’est pas mon dada. Et pour­tant, par­fois, très rare­ment, une fois tous les cinq ans, je me laisse empor­ter. Voi­ci donc un texte qui date de 2009.

Comments are closed.