Oyez, oyez, braves gens !

Oyez, oyez, braves gens !Quelque chose se pré­pare à Paris. Dans l’air, fraî­che­ment éva­cué par les rayons de soleil d’un été en retard, de molé­cule en molé­cule se pro­page un bruit qui fait fré­mir la popu­lace, ivre de sen­sa­tions fortes et de butin. Des incon­nus se tiennent à l’ombre des bâti­ments et guettent l’heure cré­pus­cu­laire qui les libé­re­ra d’une attente trop longue. Der­rière les grilles, un silence uni­forme qui se retire des­sous les porches, de peur de se faire la com­plice des pros­pec­teurs. Du côté de la rue, des mur­mures étouf­fés sous les pas de la foule des badauds. La ville retient son souffle, tan­dis que la bande à Franck rôde autour des pâtés de mai­sons germanopratins.