Connais­sez-vous Mariette Lydis ?

« son [i.e. celui de Mariette Lydis] talent est trop uni­ver­sel­le­ment connu et appré­cié pour qu’il soit néces­saire de pré­sen­ter cette artiste à nos lec­teurs. » 1)Notice parue dans l’é­di­tion du 7 juin 1935 de l’heb­do­ma­daire L’Eu­ro­péen.

Il y a pour­tant, mal­gré une chute notable de sa noto­rié­té auprès du public, de fortes chances que, en tant que lec­trice ou lec­teur fran­co­phone, vous ayez déjà enten­du par­ler de cette artiste qui, issue de la bour­geoi­sie aisée de la socié­té aus­tro-hon­groise, a pas­sé une vie cos­mo­po­lite un peu par­tout en Europe et le monde. Ce par­cours com­prend une mul­ti­tude de voyages ain­si que des séjours pro­lon­gés en Grèce et en Ita­lie, mais sur­tout deux longues étapes en France, une pre­mière fois entre 1926 et 1939, ter­mi­née par une fuite devant la marée fas­ciste d’a­bord en Angle­terre et ensuite en Argen­tine, et une seconde entre 1948 et le début des années cin­quante quand elle s’embarqua une nou­velle fois – défi­ni­tive, cette fois-ci – pour l’Ar­gen­tine où elle allait consa­crer de longues années à une car­rière d’ar­tiste extra­or­di­naire, car­rière qui s’est fina­le­ment ter­mi­née en 1970.

Pen­dant ses années fran­çaises, Mariette Lydis s’est taillé une solide répu­ta­tion d’ar­tiste d’avant-garde2)une « up-and-coming avant-garde artist », pour citer l’ar­ticle qui lui est consa­cré dans la Wiki­pe­dia anglo­phone en illus­trant des textes d’au­teurs aus­si cotés que par exemple Pierre Louÿs, Charles Bau­de­laire, Octave Mir­beau, Paul Valé­ry, Paul Ver­laine et Jules Super­vielle. C’est à tra­vers cette acti­vi­té-là que Mariette Lydis a lais­sé de nom­breuses traces et qu’il est pos­sible de retrou­ver ses œuvres sur les sites des anti­quaires, par­fois à des prix abor­dables. C’est ain­si que je suis entré en pos­ses­sion d’une de ses eaux-fortes, une illus­tra­tion pour les poèmes de la célèbre chan­teuse grecque des plai­sirs de l’ho­mo­sexua­li­té au fémi­nin, Sap­pho.

Mariette Lydis, Illustration pour Sappho. Eau-forte tirée d’une édition des poèmes de la poétesse grecque, Paris, 1933
Mariette Lydis, Illus­tra­tion pour Sap­pho. Eau-forte tirée d’une édi­tion des poèmes de la poé­tesse grecque, Paris, 1933

L’illustration met en scène deux jeunes filles dénu­dées, confor­ta­ble­ment ins­tal­lées sur une cou­ver­ture avec même à por­tée de main des oreillers pour un usage ulté­rieur quand il s’agira peut-être de rele­ver des bas­sins ou de rece­voir un corps en extase, le tout au milieu d’un pay­sage sobre qui n’a rien de très spé­ci­fique ni de très sédui­sant. L’attention de celle ou de celui qui regarde la scène est ain­si entiè­re­ment foca­li­sée sur la jeune fille au milieu de la com­po­si­tion, celle que son regard franc et sa posi­tion légè­re­ment éle­vée par rap­port à sa par­te­naire dési­gnent comme la par­tie domi­nante dans ce jeu de séduc­tion. Un rôle que la belle rem­plit avec toute la dex­té­ri­té d’une séduc­trice expé­ri­men­tée, même si elle – ou plu­tôt l’artiste – cache bien son jeu. Car pour com­prendre ce qui se passe à l’abri des yeux – ou presque – il faut essayer de suivre le bras gauche de la demoi­selle du milieu, un membre en grande par­tie caché par les jambes de sa cama­rade qui donne toutes les appa­rences de celle qui se laisse faire, les yeux mi-clos – en signe de sou­mis­sion, pour mieux appré­cier les caresses ou pour mieux jouer à l’innocente ? Peu importe, les choix sont faits et les dés sont jetés, parce que l’attention aux détails finit par révé­ler que la main de la séduc­trice conqué­rante est déjà posée sur l’entrejambe, et le spec­ta­teur aver­ti n’aura pas trop de mal à ima­gi­ner les déli­cieuses caresses que la femme pro­digue à sa vic­time mise sous le charme par le regard qui inexo­ra­ble­ment la fixe, mieux sans doute que des entraves.

À voir défi­ler un aper­çu des illus­tra­tions que Mariette Lydis a contri­buées à des œuvres aus­si diverses que les romans de Pierre Louÿs, la Beggar’s Ope­ra ou donc les poèmes de Sap­pho – comme par exemple sur le site d’Abe­books ou encore sur Google Images – on se rend vite compte de ce que celles-ci dégagent quelque chose de très per­son­nel, quelque chose qui non seule­ment les fait remar­quer, mais qui leur confie une sorte d’authenticité, presque comme une signa­ture à part entière.

Jeu des oppo­si­tions et des cor­res­pon­dances

L’eau-forte que je viens d’acquérir n’est qu’un infime échan­tillon d’une acti­vi­té artis­tique cou­vrant des décen­nies et des aires géo­gra­phiques très diverses, aux ins­pi­ra­tions et aux influences aus­si mul­tiples que ses lec­tures ou les gens qu’elle fré­quen­tait. Mais, mal­gré la diver­si­té des sujets et des tech­niques, il me semble qu’on peut trou­ver ici des élé­ments qui reviennent de façon sys­té­ma­tique, comme l’opposition entre, d’un côté, les lignes très nettes uti­li­sées pour des­si­ner les sil­houettes, presque des fron­tières pour déli­mi­ter dans la com­po­si­tion l’espace qui revient aux indi­vi­dus, tan­dis que de l’autre s’épand le flou des ombres ren­dues par un usage extrê­me­ment léger et presque réti­cent des outils à sa dis­po­si­tion, ce qui pro­duit l’effet oua­teux, proche de l’aquarelle, pour confé­rer aux hori­zons une pro­fon­deur où tout menace de s’estomper, mal­gré la per­sis­tance des lignes nettes qui, dans le des­sin pour Sap­pho, des­sinent la mon­tagne qui se dresse à l’horizon comme pour clô­tu­rer les espaces sen­suelles, pour leur don­ner un cadre, une rémi­nis­cence sans doute des jar­dins clos d’antan.

L’opposition entre la ligne nette des corps et le flou des ombres et des feuillages se reflète d’ailleurs dans celle entre l’écorce rugueuse du tronc d’arbre et le velou­té des peaux de jeunes filles ou encore la dou­ceur des cous­sins et de la cou­ver­ture que les deux nymphes ont choi­si pour lit de repos en pleine nature ou encore le plu­mage des oiseaux dont le vol semble sou­li­gner et en même temps pro­lon­ger le mas­sif rocheux au loin. Oppo­si­tion qui semble d’ailleurs appe­ler voire pro­vo­quer des cor­res­pon­dances, que ce soit entre les corps des jeunes filles qui semblent sor­ties d’un même moule, entre les che­ve­lures qui par­tagent le même noir scin­tillant, les regards qui se croisent (à moins de se confron­ter) ou encore les branches qui reprennent et portent au loin la figure que des­sinent les corps dénu­dés, cette lettre X for­mée par des corps qui se croisent et qui rap­pelle l’écart des cuisses qui ne tar­de­ront pas à s’ouvrir pour admettre la déli­cieuse intruse.

« Cité des femmes » – Vienne sous influence

Helene Funke, Nu regardant dans le miroir. 1908-1910 © Belvedere, Wien Foto: Johannes Stoll © Belvedere, Wien
Helene Funke, Nu regar­dant dans le miroir. 1908–1910 © Bel­ve­dere, Wien Foto : Johannes Stoll © Bel­ve­dere, Wien

Si j’ai décou­vert Mariette Lydis, c’est grâce au compte-ren­du par la Süd­deutsche Zei­tung d’une expo­si­tion qui se tient, depuis le 25 jan­vier 2019, au Bel­ve­dere de VienneCité des femmes. L’intention de cette expo­si­tion est de faire (re-)découvrir le rôle émi­nent des artistes fémi­nins dans l’Autriche de la pre­mière moi­tié du XXe siècle, de mon­trer à quel point celles-ci ont été un ingré­dient indis­pen­sable de cette socié­té bouillon­nante qui a vu tant d’artistes s’épanouir. Et par­mi eux donc un grand nombre de femmes ayant réus­si à s’imposer comme incon­tour­nables mal­gré toutes les résis­tances et tous les obs­tacles, et mal­gré sur­tout la condes­cen­dance d’une bonne par­tie de la gent mas­cu­line dont cer­tains repré­sen­tants conti­nuaient – à l’orée du XXe siècle – à se deman­der si les femmes avaient une âme ou si elles étaient seule­ment douées de facul­tés créa­tives. Face à de telles atti­tudes, on com­prend à quel point la lutte a été dure pour se faire recon­naître, à une époque qui d’un côté s’enfiévrait de sa moder­ni­té et adu­lait l’idée du pro­grès comme peu d’autres tan­dis que, de l’autre, les socié­tés d’artistes et les aca­dé­mies refu­saient tout bête­ment d’accepter des femmes comme membres ou comme étu­diantes. Quant à mes congé­nères d’il y a plus ou moins un siècle, je reste bouche-bée devant un manque aus­si fla­grant de cou­rage et de savoir-vivre, manque qui va de pair avec une évi­dente absence de couilles, parce qu’on peut quand même se deman­der si c’est plu­tôt la bêtise ou bien la peur qui nour­rissent une telle atti­tude. La peur de se voir remis à sa place face à un réser­voir de talents aus­si immense que celui que Sabine Fell­ner, com­mis­saire de l’exposition, nous fait décou­vrir à tra­vers les 260 objets expo­sés et un défi­lé impres­sion­nant de femmes-artistes fina­le­ment donc sor­ties de l’obscurité où les ont plon­gées les années noires du fas­cisme et l’embourgeoisement des années d’après-guerre. L’équipe ras­sem­blée par Mme Fell­ner montre avec une belle verve et à grand ren­fort de chefs d’œuvre par­fois spec­ta­cu­laires à quel point de telles atti­tudes étaient (et le sont) mal pla­cées face à une force créa­tive que même la bru­ta­li­té et l’ignorance des nazis n’ont pu réus­sir à anéan­tir. Des vies ont été bri­sées et des car­rières avor­tées, mais une grande par­tie des œuvres – des tableaux, des des­sins, des sculp­tures – a sur­vé­cu à la bar­ba­rie et au feu des bombes pour nous rendre un épous­tou­flant témoi­gnage de la part qui revient aux femmes dans la genèse de ce que l’on aime appe­ler l’art moderne.

Tere­sa Feo­do­row­na Ries – une car­rière bri­sée

Teresa Feodorowna Ries, Sorcière à sa Toilette avant la Nuit de Walpurgis. Photo de l'original non mutilée
Tere­sa Feo­do­row­na Ries, Sor­cière à sa Toi­lette avant la Nuit de Wal­pur­gis. Pho­to de l’o­ri­gi­nal non muti­lée

Un exemple impres­sion­nant pour ce qu’il convient d’appeler l’odyssée des œuvres est four­ni par une sculp­ture de Tere­sa Feo­do­row­na Ries, Sor­cière à sa Toi­lette avant la Nuit de Wal­pur­gis. Cette sculp­ture exé­cu­tée en 1895 – par une jeune femme de 22 ans ! – cau­sa un scan­dale quand elle fut expo­sée quelques mois plus tard, en 1896, à l’exposition de prin­temps de la Mai­son des Artistes (« Künst­le­rhaus »), où le jour­na­liste Emme­rich Ran­zo­ni l’apostropha dès qu’il l’aperçut en lui repro­chant d’avoir tiré une gri­mace hor­ri­pi­lante du noble marbre et en pro­po­sant de lui inter­dire l’accès à l’exposition.3)Teresa Ries raconte la scène dans son auto­bio­gra­phie, Le lan­gage de la Pierre, paru en 1928 et cité ici d’après Andrea Winkl­bauer et son article Eine Hexe sur le site du Musée juif de Vienne.

Mais tan­dis que les uns, ren­dus aveugles par leurs idées pré­con­çues et le refus de s’aérer les méninges, n’y voyaient que la lai­deur d’une vieille garce en train de se cou­per les griffes, d’autres, plus pers­pi­caces, y ont per­çu une dimen­sion bien autre­ment plus inté­res­sante. Il suf­fit de relire les impres­sions de Ste­fan Zweig, empreintes d’une sen­sua­li­té si déli­cieu­se­ment fin de siècle, qui décèle dans la figure de la sor­cière

le sou­rire lubrique et impa­tient qui rêve d’orgies dia­bo­liques, la sen­sua­li­té qui à peine se maî­trise, une ambiance lourde, irri­tante, sata­niste, tout ça se réa­lise dans cette seule figure.4)« das lüs­tern-erwar­tung­volle Lächeln, das von den teu­fli­schen Orgien träumt, die Sinn­li­ch­keit, die sich kaum zurück­hal­ten läßt, eine schwüle, ver­wir­rende, sata­nis­tische Stim­mung ver­wirk­licht sich alles in die­ser einen Ges­talt. », Ste­fan Zweig : Kurze Texte über Musi­ker und bil­dende Künst­ler, cha­pitre 7

L’exposition s’est d’ailleurs sol­dée par un très beau suc­cès pour la créa­trice de la Sor­cière, l’Empereur lui même ayant dai­gné s’enquérir du nom de l’artiste avec laquelle il a ensuite pas­sé une demi-heure à dis­cu­ter et à lui poser des questions.5)Pour ce qui s’est pas­sé sur l’exposition, cf. Julie M. John­son, The Memo­ry Fac­to­ry : The For­got­ten Women Artists of Vien­na 1900, Pur­due Uni­ver­si­ty Press, 2012, pp. 209 – 211

Un scan­dale presque immé­dia­te­ment sui­vi par une jus­ti­fi­ca­tion par­tie des plus hautes sphères, voi­ci les ingré­dients pour se tailler une répu­ta­tion, une recette qui n’a pas chan­gé depuis. C’était donc bien par­ti pour la car­rière de Tere­sa Ries, et ni la recon­nais­sance ni les com­mandes ne se firent attendre. Il existe même une pho­to qui la montre, à peine deux ans après ses débuts ful­gu­rants à Vienne, en train de réa­li­ser une sculp­ture de l’écrivain Mark Twain, l’écrivain sage­ment assis sur un tabou­ret pour lui ser­vir de modèle6)Cf. l’article sus-men­tion­né, Eine Hexe. Pen­dant quelques décen­nies, cette artiste pou­vait donc réa­li­ser ses rêves, mais la vague brune n’allait pas l’épargner, et, d’origine juive, femme-artiste, elle fut une cible de choix pour les brutes qui s’étaient empa­rées de l’Autriche en 1938, et elle dut s’exiler pour fuir le régime fas­ciste et la menace que celui-ci fai­sait peser sur sa vie. Ensuite, un grand nombre de ses œuvres a été détruit ou per­du, une absence phy­sique comme une plaie sup­plé­men­taire dans le tis­su de l’Europe civi­li­sée. Mais comme le hasard fait par­fois bien les choses, la Sor­cière a échap­pé à ce sort-là et a sur­vé­cu au fléau, muti­lée mais riche d’un pas­sé extra­or­di­naire. C’est d’ailleurs jus­te­ment le bras tenant les ciseaux qui a dis­pa­ru, on remer­cie donc les pho­to­graphes qui ont immor­ta­li­sé notre Sor­cière dans son état ori­gi­nal.

Un sort par­mi tant d’autres que celui de Tere­sa Feo­do­row­na Ries qui a failli être effa­cée de la mémoire col­lec­tive, et ce mal­gré une répu­ta­tion soli­de­ment ancrée. Quid de tant d’autres dont la renom­mée aurait encore pu se faire ? Face au noir de l’oubli, il faut donc d’autant plus remer­cier le tra­vail assi­du de femmes telles que Sabine Fell­ner ou Andrea Winkl­bauer qui se donnent toutes les peines pour faire revivre le sou­ve­nir de ces mondes qui auraient – sans elles – dis­pa­ru pour de bon. Quant à la Sor­cière, si je n’ai pas encore pu trou­ver le récit de son périple, elle fait le tour des expo­si­tions depuis des années déjà7)Je l’ai retrou­vée en 2008 à Linz dans l’expo Trouble-fête – les hor­reurs de l’Avant-garde de Makart à Nitsch ; en 2009 à Speyer dans l’expo Sor­cières – mythe et réa­li­té ; et à Vienne encore, en 2016, au Musée juif pour l’expo La meilleure moi­tié, consa­crée aux femmes-artistes, foca­li­sant l’attention des visi­teurs et des jour­na­listes, ambas­sa­drice d’une artiste et de sa maî­trise de la matière.

Cité des Femmes, Le catalogue de l'exposition
Cité des Femmes, Le cata­logue de l’ex­po­si­tion

Avis aux ama­teurs d’art sou­cieux de sor­tir des sen­tiers trop cou­rus : Cité des femmes res­te­ra ouverte jusqu’au 19 mai 2019. Et si jamais – comme moi – vous ratiez l’occasion pour cause d’agenda bour­ré, il y a tou­jours le cata­logue bilingue alle­mand / anglais qui se vend sur le site de la librai­rie du Bel­ve­dere.

Références   [ + ]

1.Notice parue dans l’é­di­tion du 7 juin 1935 de l’heb­do­ma­daire L’Eu­ro­péen.
2.une « up-and-coming avant-garde artist », pour citer l’ar­ticle qui lui est consa­cré dans la Wiki­pe­dia anglo­phone
3.Teresa Ries raconte la scène dans son auto­bio­gra­phie, Le lan­gage de la Pierre, paru en 1928 et cité ici d’après Andrea Winkl­bauer et son article Eine Hexe sur le site du Musée juif de Vienne.
4.« das lüs­tern-erwar­tung­volle Lächeln, das von den teu­fli­schen Orgien träumt, die Sinn­li­ch­keit, die sich kaum zurück­hal­ten läßt, eine schwüle, ver­wir­rende, sata­nis­tische Stim­mung ver­wirk­licht sich alles in die­ser einen Ges­talt. », Ste­fan Zweig : Kurze Texte über Musi­ker und bil­dende Künst­ler, cha­pitre 7
5.Pour ce qui s’est pas­sé sur l’exposition, cf. Julie M. John­son, The Memo­ry Fac­to­ry : The For­got­ten Women Artists of Vien­na 1900, Pur­due Uni­ver­si­ty Press, 2012, pp. 209 – 211
6.Cf. l’article sus-men­tion­né, Eine Hexe
7.Je l’ai retrou­vée en 2008 à Linz dans l’expo Trouble-fête – les hor­reurs de l’Avant-garde de Makart à Nitsch ; en 2009 à Speyer dans l’expo Sor­cières – mythe et réa­li­té ; et à Vienne encore, en 2016, au Musée juif pour l’expo La meilleure moi­tié, consa­crée aux femmes-artistes