Sum­mer­time 2026

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L’é­té – et c’est le moins qu’on puisse dire – bat son plein, et votre ser­vi­teur a pu faire l’ex­pé­rience d’une bonne cani­cule avec au comp­teur 43° degré dans la bonne ville de Bor­deaux. Et aux alen­tours des 39° du côté du Bas­sin d’Ar­ca­chon. Des tem­pé­ra­tures qui vous invitent à cher­cher l’ombre des salles cli­ma­ti­sées comme par exemple dans les musées, les ciné­mas ou les caves à vin. Qui, heu­reu­se­ment, ne manquent pas dans le Bordelais ;-)

Et com­ment vous dire ? la chair nue n’est pas ce qui man­quait à l’ap­pel, et même sur les plages chauf­fées à blanc du Bas­sin d’Ar­ca­chon, les filles ne pou­vaient pas s’empêcher d’é­ta­ler les charmes de leurs corps bron­zés sous les regards des pas­sants. Par­mi les­quels votre ser­vi­teur – inutile de le pré­ci­ser – figu­rait en pre­mière ligne de mire.

On peut donc affir­mer que le Bas­sin ne man­quait pas d’at­traits pour me lais­ser des sou­ve­nirs très agréables. Encore que, si je devais com­pa­rer les deux étapes de ma vil­lé­gia­ture, j’ai lar­ge­ment pré­fé­ré les plages de la Médi­ter­ra­née entre Sète et le Cap d’Agde où la pré­sence des paillottes me per­met­taient de confor­ta­ble­ment m’é­ta­ler sur un tran­sat, une bou­teille de vin bien frais à por­tée de pattes. Le nombre de seins qui cher­chaient à s’é­chap­per des hauts de biki­nis bien trop ser­rés, vous n’i­ma­gi­nez même pas… Pareil pour les fesses qu’on voyait débor­der de par­tout. L’oc­ca­sion de prendre une bonne dose d’es­poir pour une époque qu’on pou­vait croire per­due au pro­fit des mora­li­sa­teurs de mes deux !

Je ne vous dis même pas à quel point j’ai eu du mal à m’ar­ra­cher à tant de charmes impu­diques ! Et pour­tant, me re-voi­ci de retour à mon cla­vier en train de vous concoc­ter un petit article. Pour chan­ter les joies de l’é­té – même sous la cani­cule – mais sur­tout pour dire un énorme « Mer­ci ! » à mon pote Josep qui nous envoie, de l’autre côté des Pyré­nées, un bon­jour esti­val qui, j’en suis convain­cu, fera naître chez plus d’un de mes lec­teurs, l’en­vie de tro­quer les tristes joies du bureau contre une plage enso­leillée d’où il peut admi­rer les beau­tés insou­ciantes dont on ignore si elles ont seule­ment oublié la pré­sence de ces regards concu­pis­cents ou si, à l’ins­tar de notre sur­feuse au repos, elles comptent des­sus pour pimen­ter leurs par­ties de plaisir.

À lire :
L'imaginaire dépravé de Boo Rudetoon

Juste avant de par­tir en vacances, j’ai reçu un pré­sent de la part de cet illus­tra­teur qui compte par­mi les plus actifs qui ont mar­qué la Bauge de leur griffe à tra­vers les années. Je parle évi­dem­ment de Josep Giró, des­si­na­teur et illus­tra­teur cata­lan dont j’ad­mire le style depuis des années. Et plus exac­te­ment depuis juin 2017, c’est-à-dire depuis déjà neuf ans ! Et dont vous pou­vez, chers lec­teurs, chères lec­trices, retrou­ver les traces un peu par­tout sur le site, que ce soit à tra­vers les articles que je lui ai dédiés au fil des années ou à tra­vers les nom­breux illus­tra­tions que je lui ai commandés.

Et que dire ? Après avoir lon­gue­ment contem­plé le cadeau en ques­tion, je suis res­té bouche-bée de joie et de plai­sir ! Une illus­tra­tion qui répond à la per­fec­tion aux aspi­ra­tions de votre ser­vi­teur et qui célèbre l’é­ro­tisme esti­val à tra­vers une expres­si­vi­té rare­ment éga­lée ! Je dirais même que Josep a réus­si à cap­ter l’es­sence même d’un éro­tisme déchaî­né qui non seule­ment ne se sou­cie pas des regards qui scrutent les tétons dur­cis trô­nant sur des seins d’une rare opu­lence, qui glissent entre les cuisses grandes ouvertes pour se désal­té­rer à la source de cette énième incar­na­tion de la Déesse née de l’é­cume et qui se vautrent dans les charmes éta­lés en pleine lumière, sous le soleil res­plen­dis­sant du Midi, mais qui semble, avec une malice peu com­mune, acti­ve­ment les chercher.

Et avez-vous, chères lec­trices, chers lec­teurs, seule­ment remar­qué le beau pro­cé­dé avec lequel Josep construit une ten­sion presque insup­por­table, née de l’op­po­si­tion entre, d’un côté, l’ou­ver­ture du corps et de l’o­ri­fice habille­ment caché prêt à accueillir les doigts agiles et enjoués et, de l’autre, la tête détour­née, le regard diri­gé vers le néant océanique ?

À lire :
Lectures estivales 2016 - appel à textes

Mais à quoi bon vous détailler les mérites de cet artiste si je peux tout aus­si bien vous mon­trer sa der­nière contri­bu­tion en date ?

Fran­che­ment, contem­pler cette femme éten­due sur sa planche de surf, au milieu de la fraî­cheur des vagues, expo­sée aux rayons du soleil et aux regards – com­ment ne pas se bous­cu­ler vers la gare la plus proche afin de prendre le pre­mier train vers le sud, vers les rivages de cette Médi­ter­ra­née dont les charmes nous hantent depuis des mil­lé­naires ? Et dont on ne compte plus les endroits magiques – que ce soit les criques de la Cos­ta Bra­va chères à ce Maître par­ti sans lais­ser de traces, que ce soit la Côte d’A­zur avec ses villes légen­daires ren­dues célèbres par une dia­spo­ra amé­ri­caine depuis les années vingt du siècle pré­cé­dent, que ce soit l’ar­chi­pel des îles grecques écu­mé par les héros mythiques des épo­pées mil­lé­naires. Une mer qui abrite des créa­tures aus­si magiques que ter­ri­ble­ment éro­tiques que la Cir­cé chan­tée par Homère, l’A­ré­thuse, la nymphe réfu­giée du côté d’Or­ti­gia sur les côtes sici­liennes pour échap­per aux pour­suites d’un Dieu ou encore les Sirènes dont le chant fatal rap­pelle avec une rare per­ti­nence la proxi­mi­té de l’É­ros et de la Mort.

Par­tout où l’on laisse traî­ner les regards autour de l’é­norme bas­sin du Mare nos­trum, la séduc­tion y est omni­pré­sente et le soleil brû­lant nous y invite à nous débar­ras­ser de nos vête­ments afin de lais­ser nos corps et nos dési­rs s’y épanouir.

Je vous sou­haite un bel été !

Pirunae, Pony tail