L’été – et c’est le moins qu’on puisse dire – bat son plein, et votre serviteur a pu faire l’expérience d’une bonne canicule avec au compteur 43° degré dans la bonne ville de Bordeaux. Et aux alentours des 39° du côté du Bassin d’Arcachon. Des températures qui vous invitent à chercher l’ombre des salles climatisées comme par exemple dans les musées, les cinémas ou les caves à vin. Qui, heureusement, ne manquent pas dans le Bordelais ;-)
Et comment vous dire ? la chair nue n’est pas ce qui manquait à l’appel, et même sur les plages chauffées à blanc du Bassin d’Arcachon, les filles ne pouvaient pas s’empêcher d’étaler les charmes de leurs corps bronzés sous les regards des passants. Parmi lesquels votre serviteur – inutile de le préciser – figurait en première ligne de mire.
On peut donc affirmer que le Bassin ne manquait pas d’attraits pour me laisser des souvenirs très agréables. Encore que, si je devais comparer les deux étapes de ma villégiature, j’ai largement préféré les plages de la Méditerranée entre Sète et le Cap d’Agde où la présence des paillottes me permettaient de confortablement m’étaler sur un transat, une bouteille de vin bien frais à portée de pattes. Le nombre de seins qui cherchaient à s’échapper des hauts de bikinis bien trop serrés, vous n’imaginez même pas… Pareil pour les fesses qu’on voyait déborder de partout. L’occasion de prendre une bonne dose d’espoir pour une époque qu’on pouvait croire perdue au profit des moralisateurs de mes deux !
Je ne vous dis même pas à quel point j’ai eu du mal à m’arracher à tant de charmes impudiques ! Et pourtant, me re-voici de retour à mon clavier en train de vous concocter un petit article. Pour chanter les joies de l’été – même sous la canicule – mais surtout pour dire un énorme « Merci ! » à mon pote Josep qui nous envoie, de l’autre côté des Pyrénées, un bonjour estival qui, j’en suis convaincu, fera naître chez plus d’un de mes lecteurs, l’envie de troquer les tristes joies du bureau contre une plage ensoleillée d’où il peut admirer les beautés insouciantes dont on ignore si elles ont seulement oublié la présence de ces regards concupiscents ou si, à l’instar de notre surfeuse au repos, elles comptent dessus pour pimenter leurs parties de plaisir.
Juste avant de partir en vacances, j’ai reçu un présent de la part de cet illustrateur qui compte parmi les plus actifs qui ont marqué la Bauge de leur griffe à travers les années. Je parle évidemment de Josep Giró, dessinateur et illustrateur catalan dont j’admire le style depuis des années. Et plus exactement depuis juin 2017, c’est-à-dire depuis déjà neuf ans ! Et dont vous pouvez, chers lecteurs, chères lectrices, retrouver les traces un peu partout sur le site, que ce soit à travers les articles que je lui ai dédiés au fil des années ou à travers les nombreux illustrations que je lui ai commandés.
Et que dire ? Après avoir longuement contemplé le cadeau en question, je suis resté bouche-bée de joie et de plaisir ! Une illustration qui répond à la perfection aux aspirations de votre serviteur et qui célèbre l’érotisme estival à travers une expressivité rarement égalée ! Je dirais même que Josep a réussi à capter l’essence même d’un érotisme déchaîné qui non seulement ne se soucie pas des regards qui scrutent les tétons durcis trônant sur des seins d’une rare opulence, qui glissent entre les cuisses grandes ouvertes pour se désaltérer à la source de cette énième incarnation de la Déesse née de l’écume et qui se vautrent dans les charmes étalés en pleine lumière, sous le soleil resplendissant du Midi, mais qui semble, avec une malice peu commune, activement les chercher.
Et avez-vous, chères lectrices, chers lecteurs, seulement remarqué le beau procédé avec lequel Josep construit une tension presque insupportable, née de l’opposition entre, d’un côté, l’ouverture du corps et de l’orifice habillement caché prêt à accueillir les doigts agiles et enjoués et, de l’autre, la tête détournée, le regard dirigé vers le néant océanique ?
Mais à quoi bon vous détailler les mérites de cet artiste si je peux tout aussi bien vous montrer sa dernière contribution en date ?
Franchement, contempler cette femme étendue sur sa planche de surf, au milieu de la fraîcheur des vagues, exposée aux rayons du soleil et aux regards – comment ne pas se bousculer vers la gare la plus proche afin de prendre le premier train vers le sud, vers les rivages de cette Méditerranée dont les charmes nous hantent depuis des millénaires ? Et dont on ne compte plus les endroits magiques – que ce soit les criques de la Costa Brava chères à ce Maître parti sans laisser de traces, que ce soit la Côte d’Azur avec ses villes légendaires rendues célèbres par une diaspora américaine depuis les années vingt du siècle précédent, que ce soit l’archipel des îles grecques écumé par les héros mythiques des épopées millénaires. Une mer qui abrite des créatures aussi magiques que terriblement érotiques que la Circé chantée par Homère, l’Aréthuse, la nymphe réfugiée du côté d’Ortigia sur les côtes siciliennes pour échapper aux poursuites d’un Dieu ou encore les Sirènes dont le chant fatal rappelle avec une rare pertinence la proximité de l’Éros et de la Mort.
Partout où l’on laisse traîner les regards autour de l’énorme bassin du Mare nostrum, la séduction y est omniprésente et le soleil brûlant nous y invite à nous débarrasser de nos vêtements afin de laisser nos corps et nos désirs s’y épanouir.
Je vous souhaite un bel été !

